• Os écrit dans le cadre des jeux et défis de la Ficothèque Ardente. Il fallait écrire un texte sur le thème du parfum. 

    Citation : 

    "Où doit-on parfumer ?", me demandait une jeune femme.

    "Là où vous voulez être embrassée.", lui ai-je répondu. 

    Attribuée à Coco Chanel.

    Contraintes :

    Rédigez un PWP en 800 mots maximum

    Mots interdits : Peau, flacon, respiration

    Mots obligatoires : Boucle, laine, initiation, vase

    Mauvais élève ? (Hétéro)

    Fandom : Original 

    Le vieux pull en laine, qui traîne depuis une éternité sur le lit, chute à cause d’un mouvement trop brusque. Le vase déborde de bâtons d’encens qui diffusent leur fragrance épicée et émoustillent les sens.

    Les bouches se cherchent, se trouvent puis se séparent pour aspirer de l’air régulièrement : il faut dire qu’Eric et Sarah sont les champions des ébats sportifs. Les mains se joignent et se déjoignent au rythme des caresses ou des besoins de sentir l’autre sous la pulpe des doigts. La jeune femme halète brutalement alors que les doigts de son amant titille son intimité. Il fait jouer sa langue à l’intérieur de ses cuisses, là où il sait qu’elle est le plus sensible et elle perd presque pied. 

    L’envie de s’unir se fait pourtant plus forte que tout et Eric s’allonge entre les jambes écartées de sa compagne qui l’accueille sans réserves. Lentement mais sûrement, il se glisse en elle et tous deux poussent un soupir synchronisés de bien-être. C’est la jeune femme qui débute : avec des roulements de hanche, elle incite son amant à bouger en elle. Celui-ci ne se fait pas prier et après un baiser, débute les mouvements qui les mèneront tous deux au plus grand des bonheurs.

    Une boucle de cheveux est rudement tirée alors que le plaisir submerge les corps. Sarah s’accroche aux draps à s’en blanchir les phalanges alors qu’Eric accélère le rythme de ses va-et-vient. Les deux amants ne retiennent plus leurs manifestations de plaisir et la chambre s’emplit de gémissements et de soupirs.

    L’initiation aux subtilités des parfums a tourné court : Eric fait un mauvais élève. Mais sous certains aspect, il est bien meilleur, songe vaguement Sarah, l’esprit embrumé. 

    A cet instant, son amant donne un coup de rein plus violent et toute pensée déserte son esprit. Dans un cri libérateur, elle se cambre, foudroyée de plaisir.


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  • Texte écrit dans le cadre du défi "Le mouvement perpétuel" de la Ficothèque Ardente. Le but est d'écrire, en un mois, un one-shot selon des critères particuliers. Le texte suivant répond au défi suivant : toi et moi contre le monde. Le couple était au choix, tout le reste est libre. Une image illustrait ce défi :

     Fandom : Steven Universe

    Couple : Rose Quartz x Pearl (yuri)

    Rated : M (léger lime)

    Rose Quartz est souvent d’humeur joueuse. C’est dans sa nature. Difficile de croire que la chef des rebelles qui se dresse contre l’Homeworld tout entier ressemble parfois à une enfant curieuse et pleine de malice.

    Perle mettrait leur monde, non, l’univers tout entier, à feu et à sang pour elle.

    Mais pour l’heure, elles se sont retranchées sur la Terre, où personne ne viendra les chercher, ou du moins, pas de manière parfaitement rigoureuse. Pas comme il le faudrait. Les gemmes ne vont pas sur Terre, cette petite planète n’est rien d’autre qu’une mine d’exploitation pour elles. Elles n’ont guère envie de salir leurs jolis pieds sur ce qu’elles s’imaginent n’être qu’un tas de pierres et de boue.

    Perle pensait de la même façon, il y a encore peu de temps. Rose a changé cela. 

    Rose, qui voit de la beauté en toute chose. Rose, pour qui chaque vie est précieuse. La magnifique Rose, gentille, généreuse, fantasque, forte, volontaire, intelligente, courageuse, guerrière, et belle, belle à s’en damner. 

    Rose, Rose, Rose… Elle ne quitte plus les pensées de Perle, plus un seul instant. C’est un sentiment à la fois atrocement envahissant et pourtant si délicieux. Perle a souvent l’envie de tout envoyer balader et s’y laisser noyer.

    Les yeux de Rose sont comme l’espace : profonds et magnifiques, sans fin. On y voit les étoiles et on y lit l’amour. Qu’elle lui tende la main et Perle se laisserait basculer sans regrets.

    Elle lui tend la main, justement, sa Rose. La belle guerrière aime danser, cela se ressent dans chacun de ses gestes, dans sa grâce, dans la justesse de ses mouvements. Même quand elle se bat, surtout dans ces moments-là, ça se voit. C’est une danse mortelle, auréolée de la lumière pure de sa gemme, où elle tranche sans hésitation les gemmes qui se mettent en travers de son chemin.

    Elle est magnifique et précise. Fatale. Voilà longtemps que Perle est l’une de ses victimes. Une victime heureuse et comblée : elle n’échangerait sa place, ne retournerait en arrière pour rien au monde.

    Sur ses pointes, Perle essaie d’égaler cette fascinante beauté, cette perfection qui l’éblouit, comme un étincelant soleil. La main de Rose est douce, chaude dans la sienne. Perle saute et tourbillonne, menée par son soleil, sa reine, son guide. Pour elle, plus rien ne compte, elle est totalement abandonnée à l’instant. Rose la mène où elle le veut, comme elle le veut. 

    Leurs mains se joignent, se séparent, s’effleurent comme avec timidité ou s’agrippent pour ne pas se perdre. Elles parcourent les peaux pâles et satinées des corps gracieux, comme des plumes qui volettent au gré du vent. Les cheveux aussi sont de la partie, caresses soyeuses ou chatouillis légers qui les font glousser.

    Tout est douceur, tendresse, délicatesse.

    Rose se penche et jette presque Perle en arrière. Celle-ci accompagne le mouvement, ses doigts effleurent le sol et y suivent leur propre danse. Les yeux de Rose sont vissés dans les siens, les sourires rivalisent d’éclat. Le bras de Rose, solide et chaud dans son dos, soulève Perle qui tend les lèvres d’anticipation.

    Leurs bouches se trouvent, brièvement, puis Rose se relève et, de nouveau, Perle tourne et s’incline en arrière. Ses yeux sont fermés, elle confie sa vie à Rose, elle s’abandonne entre ses bras sans la moindre hésitation. Les mains de Rose s'égarent sur sa taille, elle l’attire contre elle. Son corps plantureux, charnu, ses formes superbes, épousent celui souple et mince de Perle. Elles sont si différentes, elles se complètent à la perfection. Perle lève la jambe, lentement, la fait glisser le long de la robe blanche de Rose, le long de sa jambe moelleuse. Elles ne se quittent pas des yeux. Les souffles sont retenus tant l’instant est important.

    Les mains se rejoignent, s’entrelacent avec une lenteur presque insupportable et se tendent de chaque côté de leurs corps. Elles sont la grâce, la beauté, à un niveau cosmique. Elles sont tellement immobiles que, sans ce mouvement, un observateur aurait cru admirer les statues de deux amantes, figées dans l’éternité. Seuls leurs cheveux et la robe de Rose remuent au gré du vent. Les corps se fondent presque l’un dans l’autre. Leurs visages sont tendus l’un vers l’autre, comme s’il s’agissait du trésor le plus précieux de l’univers. Il n’existe plus rien que ces deux gemmes, en cet instant précis. 

    Et c’est là, tout à coup, mais prévu, attendu, espéré, que la lumière explose en elles et les unit. Perle se fond en Rose. Rose ne fait plus qu’un avec Perle. Le bonheur, le plaisir, la plénitude, les envahissent. 

    Elles sont complètes, enfin.


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  • Texte écrit dans le cadre du défi "Le mouvement perpétuel" de la Ficothèque Ardente. Le but est d'écrire, en un mois, un one-shot selon des critères particuliers. Le texte suivant répond au défi suivant : la demande en mariage. Le couple était au choix, ce texte devait comporter romance et humour. Une image illustrait ce défi :

     Fandom : Pokémon

    Couple : Sacha/Ash/Satoshi x Ondine/Misty/Kasumi

    Rating : M pour lemon

    Sitôt Sacha installé chez elle, à l’arène d’Azuria, Ondine avait posé les conditions de leur future vie commune. La plupart de celles-ci étaient tout à fait classiques, habituelles, des concessions que chacun devrait faire pour vivre avec l’autre. Ils en avaient longtemps discuté, tous les deux, pour arriver à un résultat les satisfaisant tous les deux. La championne d’Azuria était habituée à vivre seule depuis très longtemps et lui-même ne s’était plus installé quelque part depuis si longtemps que les choses ne s’étaient pas passées sans heurts.

    Mais ils s’aimaient suffisamment, et depuis assez longtemps pour surmonter toutes les épreuves d’une vie de couple, Sacha en était persuadé.

    Il restait pourtant un problème à régler.

    De tout temps, Sacha avait pensé au mariage. Quand il était gosse, il avait toujours eu l’image de son père et de sa mère, resplendissants de bonheur quand ils étaient ensembles. Inconsciemment, il avait rêvé à cette époque trouver une princesse qui l’aimerait, et qu’il aimerait, comme son papa et sa maman s’aimaient. Evidemment, son rêve de devenir maître Pokémon était son objectif principal, le mariage passait après, comme un songe agréable auquel il ne pensait pas puisqu’il n’y était pas confronté. Rencontrer Ondine au début de son voyage n’avait pas été l’évidence, ses sentiments pour elle s’étaient développés petit à petit, s’étaient nichés dans son cœur, lentement mais sûrement. Ce n’était que quelques années après, une fois ses sentiments établis, qu’il avait avoué qu’elle était la femme de sa vie.

    Il comptait bien l’épouser. Mais Ondine, aussi parfaite soit-elle, ne croyait pas au mariage.

    « Essaie de me comprendre, avait-elle dit lors de l’une de leurs nombreuses discussions à ce sujet. Ce n’est pas comme si j‘étais contre l‘amour, je suis juste contre le concept même du mariage. Je n’ai pas besoin de signer un bout de papier devant des gens hypocrites pour t’aimer et vouloir passer le reste de ma vie avec toi. »

    Sacha comprenait. Mais il voulait faire d’Ondine sa femme, son épouse, la femme à qui il passerait la bague au doigt, et il était déterminé à le faire. Il était têtu, c’était à la fois son plus gros défaut et une qualité certaine. Il avait juré à Ondine qu’elle dirait oui. Après un grand éclat de rire, elle lui avait dit qu’il pouvait continuer à lui demander, sa réponse serait toujours un non définitif. La flamme du défi dansait dans leurs yeux alors qu’un nouveau jeu qui s’annonçait prometteur prenait place dans leurs esprits.

    Dès lors commença un duel acharné pour savoir qui de l’autre se lasserait le premier. Sacha se mit à poser la question fatidique, sous toutes les formes possibles et imaginables qu’il puisse trouver, et Ondine se faisait un devoir à chaque fois de lui répondre par la négative. Petit à petit, la question se fit plus retorse, plus détournée, et la jeune femme se mit à rayer progressivement le mot « oui » de son vocabulaire. Quel que soit le moment de la journée, voire de la nuit, histoire de la prendre par surprise, le matin quand elle se réveillait, quand elle entraînait ses Pokémon, quand ils mangeaient, quand elle baillait aux corneilles… Il essaya jusqu’à la menace, au chantage, la défia en match Pokémon - qu’elle gagna à son grand désarroi - et failli se trouver à court d’idées.

    Un plan machiavélique naquit néanmoins dans son esprit.

    Il n’avait jamais essayé de faire plier Ondine pendant l’amour…

    – Je te vois venir…

    Le chantonnement moqueur de la rouquine fit sourire ironiquement Sacha. Non, elle n’imaginait même pas l’idée qu’il avait en tête. Faisant disparaître son sourire pour une mine absolument innocente, il se rapprocha de sa petite amie et posa le menton sur son épaule. Celle-ci était en train de trier le courrier le courrier du matin et continua sa tâche. Sacha resta tranquille un instant puis doucement, sa main vint se poser sur la hanche d’Ondine afin de la coller à lui. La jeune femme posa un baiser sur sa mâchoire et continua à lire une lettre sans paraître très déboussolée. Sacha la pressa un peu plus contre lui et, quémandeur, tendit la joue pour obtenir un nouveau baiser. Pikachu qui dormait au soleil sur le rebord de la fenêtre agita les oreilles et entrouvrit les yeux. Il avait un instinct infaillible pour prévoir quand son maître et sa compagne avaient des idées lubriques en tête et filer avant le drame. Cette fois ne fit pas exception et il sauta souplement au sol pour s’échapper par l’entrebâillement de la porte. Ondine céda au baiser réclamé par son compagnon et celui-ci poussa son avantage pour joindre leurs lèvres. La main du jeune homme se glissa sous le maillot de corps de sa belle qui frissonna sous la caresse taquine.

    – Je travaille, marmonna-t-elle.

    Sa voix cachait mal le désir qui naissait en elle et tout son corps se tendait d’envie. Sacha sourit en sachant que la partie était gagnée d’avance : elle détestait tellement s’occuper de son courrier qu’il n’aurait pas pu choisir meilleur moment pour mener à bien son plan.

    – Tu travailleras plus tard, chuchota-t-il en chatouillant son cou du bout de son nez.

    – Va falloir que tu assures !

    Ondine se recula brutalement, surprenant son compagnon, et le chopa par le col pour l’embrasser avec fougue. Celui-ci en fut un instant surpris mais n’allait pas se plaindre. Il lui rendit le baiser avec au moins autant d’ardeur et n’attendit pas plus pour commencer à ôter les vêtements gênants qui couvraient sa petite amie. N’oubliant pas pour autant son objectif, il la cajola autant que nécessaire pour faire tomber toutes les barrières de sa raison.

    – Tu veux toujours pas m’épouser ? susurra-t-il entre deux baisers.

    – Tu connais ma réponse…

    Elle était coriace, il le savait mais n’abandonnait pas : il n’avait jamais reculé devant les contrariétés. Il l’allongea sans tarder sur le canapé qu’elle avait investi pour la matinée et entreprit de la déshabiller sans cesser d’embrasser et caresser la moindre parcelle de peau offerte. Ses soupirs langoureux l’émoustillait et il se débarrassa lui-même de ses vêtements à la va-vite pour être plus à l’aise. Loin d’être en reste, Ondine titilla la peau sensible de la peau de ses cuisses, le faisant gémir et se tendre. Avec délectation, chacun parcourut le corps de l’autre de caresses enfiévrées. Ondine repoussa Sacha un instant et prit le dessus pour embrasser tout son corps. Il adorait quand elle le surplombait, et elle le savait très bien. La vue qu’il avait de la voir ainsi, les joues roses et les yeux embrumés de plaisir, son corps sculptural allant et venant avec sensualité au-dessus de lui, ses petits seins tressautant au fil de ses mouvements, était absolument jouissive. S’il voulait réussir à obtenir ce qu’il voulait, il fallait d’abord qu’elle obtienne ce qu’elle, elle voulait. Et si elle voulait prendre les devants, il la laisserait faire. Il subit donc le langoureux supplice qu’elle lui faisait subir, en le faisant languir autant que possible. Ce fut lui qui se retrouva à gémir et se tendre dans l’espoir d’une délivrance rapide. Ondine s’amusait à approcher leurs deux sexes l’un de l’autre et les faire s’effleurer avant de reculer et de repartir entre baisers et caresses. Ce fut au moment où il s’y attendait le moins, qu’il poussa un gémissement anticipé de frustration qu’elle se plaça correctement au-dessus de lui et le laissa entrer dans son intimité.

    Parfaitement synchrones, ils poussèrent un soupir de bien-être. Ondine entama de lents et profonds va-et-vient, ses mains fines parcourant en même temps le torse de son amant avec volupté. Elle caressa du bout des doigts les multiples cicatrices qu‘il avait récoltées au fil de ses voyages - la vie d’un dresseur n’était pas de tout repos - et savoura les sons qu’elle faisait pousser à son amour de toujours. Elle savait qu’elle le faisait languir et en profita encore un instant avant de se laisser aller à augmenter la cadence de ses roulements de hanches.

    Les gémissements se firent plus profonds, plus rapprochés. A moitié perdu dans le bonheur que sa compagne lui procurait, Sacha réussit à reprendre ses esprit suffisamment longtemps pour se rappeler de son plan d’origine.

    – Dis-moi que tu veux bien m’épouser ! réclama-t-il avant que les limbes du plaisir ne l’engloutisse tout entier.

    – Dans tes rêves ! ! hurla Ondine en atteignant le sommet de l‘extase.

    Elle se cambra en arrière sans cesser ses mouvements et savoura l’union charnelle jusqu’à ce que malheureusement, le plaisir retombe et qu’elle redescende sur terre. Elle profita quelques secondes encore de la sensation de leur deux corps l’un dans l’autre, observant son amant à moitié dans les vapes et le souffle court, l’admirant sans vergogne.

    Enfin, avec un petit rire, elle sépara leurs deux corps et se laissa tomber sur le canapé à côté de Sacha. Celui-ci roula sur le côté et passa un bras autour de sa taille pour la coller contre lui.

    – Tu n’as toujours pas envie de m’épouser ? glissa-t-il à son oreille.

    – Non ! répondit joyeusement Ondine en l’embrassant.

    Sacha le lui rendit puis se dégagea, avec une nouvelle idée en tête :

    – Et un bébé ? Ça te dit pas de me faire un bébé ? T’en penses quoi de me faire un bébé ? Ce serait cool un petit bébé…


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