• Os écrit dans le cadre de la nuit des lemons de la Ficothèque Ardente du 27 octobre 2017. Il s'agissait d'une soirée spéciale Halloween, où les participants devaient tirer les thèmes et les mots à utiliser, au sort dans un tableau.

    Le thème choisi pour cet OS est : Pleine Lune. Les mots à utiliser : inquiétant, citrouille et risible. Il y avait en plus cette image :

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    Nuit d'Halloween

    Fandom : Pokémon

    Couple : Prof. Euphorbe x Prof. Pimprenelle (Hétéro)

    La lune était pleine dans le ciel, baignant l’île de Mele-Mele d’une telle luminosité qu’on pourrait presque se croire en plein jour. Le laboratoire du professeur Euphorbe était garni de citrouilles à l’intérieur desquelles brûlaient doucement des bougies. Celles-ci arboraient d’inquiétants sourires et projetaient des ombres sur la plage.

    Les élèves du jeune professeur avaient tous rivalisé d’imagination et de talent pour se confectionner un terrifiant costume. Le plus abouti était probablement Kiawé, qui avait cédé aux insistances de Barbara et Néphie, pour le déguiser en Giratina. Il avait du mal à se déplacer à cause de la longue traîne qui représentait la queue du Pokémon légendaire. Malgré tous, les enfants s’amusaient comme des fous, courant et riant sur la plage en compagnie d’autres enfants de l’île et de tous leurs Pokémon.

    Euphorbe et Pimprenelle les observaient depuis le laboratoire. En apprenant que son collègue organisait une fête pour Halloween, la jeune femme s’était incrustée dans les préparatifs. Le jeune Sacha avait trouvé tout naturel de l’inviter et elle s’était empressée d’accepter. C’était l’occasion de se rapprocher d’Euphorbe.

    Tout a l’air de bien se passer, se réjouit le jeune homme, accoudé à la rambarde.

    Il couvait d’un regard tendre ses petits élèves, notamment Sacha. Pimprenelle avait très vite noté que son crush formait comme une véritable famille avec ce garçon. En les observant jouer et discuter ensemble, pleins de tendresse réciproque, elle se prenait à rêver de trouver une place dans ce charmant tableau.

    Oui, dit-elle joyeusement. Halloween est fait pour ça, après tout !

    Euphorbe se tourna vers elle et lui adressa un grand sourire franc et chaleureux. À son image. Le cœur de la jeune professeur eut des ratés.

    Merci de nous avoir aidé, dit-il. Puisque les mômes sont occupés maintenant, que diriez-vous d’un bon café ?

    Avec plaisir !

    Les deux collègues rentrèrent au labo, où Euphorbe s’activa à préparer deux cafés bien chauds. Il ajouta quelques gouttes de lait et trois sucres dans la tasse qu’il lui tendit. Pimprenelle la saisit avec les yeux ronds : comment avait-il fait pour connaître ses habitudes ?

    Il lui fit un clin d’œil et la question déserta aussitôt son esprit. Ce type était tellement séduisant, et intelligent, et gentil, et drôle, et attentionné, et il était évident qu’il ferait un père extraordinaire. Il avait tout de l’homme idéal et elle avait bien l’intention qu’il devienne le sien.

    Elle prit le café et en but une gorgée, pistant l’homme idéal par-dessus la tasse. Ce dernier buvait aussi son café, le regard fixé sur la fenêtre. Il ne faisait aucun doute qu’il continuait à veiller sur les enfants de loin.

    Son comportement n’avait rien de risible. Elle trouvait ça adorable. Mais il était temps que ce soit à elle qu’il accorde toute son attention.

    Un peu plus bruyamment que nécessaire, elle posa sa tasse sur le comptoir. Au regard curieux que lui lança un collègue, elle répondit par le sourire le plus innocent qu’elle connaisse.

    Puisque les enfants s’amusent bien, vous voulez qu’on s’occupe ensemble ? Proposa-t-elle. Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé un bon film d’horreur.

    La proposition n’était pas anodine : assise à côté de son crush sur un canapé confortable, seuls, devant un film supposément inquiétant… elle n’aurait qu’à simuler l’effroi pour se coller dans ses bras. C’était une vieille ruse, pas du tout subtile, mais ne dit-on pas que c’est dans les plus vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ?

    Oh, bonne idée, s’égaya Euphorbe. Ça fait longtemps que je voulais revoir « Déoxys, le huitième passager ».

    Pimprenelle ne fit aucune remarque. Ce film ne lui faisait pas du tout peur, mais son collègue n’avait pas besoin de le savoir. Elle se collerait à lui dans les moments supposément angoissants et c’est tout. Joyeusement, elle trottina sur le canapé sur lequel elle s’installa pendant qu’Euphorbe lançait le DVD. Il vint ensuite s’écrouler à côté d’elle pendant que le film démarrait, si proche que leurs épaules se touchaient. Il ne faudrait pas beaucoup d’efforts à la jeune femme pour tomber ses bras. Elle se demanda s’il l’avait fait exprès.

    Elle aimait bien le film malgré tout et laisser passer plusieurs minutes. Elle se demandait à partir de quand il était considéré comme acceptable qu’elle « cherche le réconfort ». Et puis un bruit étrange la surprit.

    Euphorbe était-il en train de retenir son souffle ?

    Curieuse, elle observa son crush qui regardait le film. Tout son corps était tendu, son regard trop fixe, sa mâchoire crispée, et la main posée sur son genou s’était transformée en poing.

    C’était lui qui avait la trouille. Pimprenelle eut du mal à ne pas rire aux éclats devant cette découverte. Le toujours cool et classe Euphorbe qui frissonnait devant des films d’horreur. Si elle s’était permis d’imaginer !

    Se mordant les lèvres pour juguler son fou rire, elle tendit la main et la posa délicatement sur le poing du jeune professeur. Celui-ci sursauta sèchement et lui jeta un regard paniqué.

    Tout va bien, le rassura-t-elle. Vous n’aviez pas l’air à l’aise, je pensais qu’un contact ami vous détendrait…

    Un vieux pote m’avait fait une sale blague lors d’une de nos soirées d’Halloween, en lien avec ce film, s’expliqua le professeur, embarrassé. Depuis, il me met toujours un peu mal à l’aise…

    Oh, je vois. Ce n’est pas grave. Laissez-moi juste…

    Pimprenelle se déplaça pour venir se coller contre Euphorbe sans la moindre gêne. Elle passa l’un de ses bras autour de la taille du jeune homme et appuya sa tête contre son épaule. Sa seconde main resta tranquillement posée sur celle d’Euphorbe. Ce dernier, sans s’offusquer outre mesure de cette situation, alla jusqu’à passer son propre bras autour des épaules de Pimprenelle. Leurs mains jointes s’entrelacèrent.

    Ils passèrent tout le restant du film ainsi, collés l’un contre l’autre, heureux et apaisés. Les cris des enfants s’étaient éloignés : ils étaient probablement partis à la chasse aux bonbons. Ils rentreraient sûrement très tard.

    C’était mieux ainsi. Pimprenelle avait chaud, très chaud. Tout était de la faute d’Euphorbe. Pourquoi cet homme beaucoup trop séduisant ressentait le besoin de faire des ronds avec son pouce sur sa hanche ? Si ce n’était la bienséance, elle lui aurait déjà sauté dessus. Elle-même, pour ne pas rester derrière, tapotait du bout des doigts sur la large paume qui accueillait sa main.

    Quand le générique de fin, aucun des deux ne fit un geste pour éteindre la télé ou rallumer la lumière. Pimprenelle poussa un soupir. Euphorbe la serra plus fort.

    La jeune femme n’était pas stupide : il était clair que le désir était partagé. C’était peut-être la même bienséance qu’elle qui retenait son crush. Si c’était ça, ils risquaient d’attendre longtemps.

    Il était temps qu’elle prenne les choses en main !

    Délicatement, elle se déplaça pour mieux s’installer sur le canapé et faire face à Euphorbe. Ce dernier tourna la tête vers elle avec un sourire interrogateur. Elle se positionna sur les genoux – que cet homme était grand – et posa sa bouche sur la sienne sans la moindre hésitation.

    Il lui rendit son baiser avec ardeur, comme s’il n’attendait que ça. Ravie, Pimprenelle noua ses bras autour de son cou et il la fit basculer en arrière sur le canapé. Maintenant qu’ils étaient tous les deux certains de ce que l’autre voulait, les choses allèrent beaucoup plus vite. Les vêtements furent jetés n’importe comment dans le salon et les soupirs prirent possession des lieux.

    Le film reprit tranquillement depuis le début, dans l’indifférence générale.

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    Beaucoup plus tard dans la soirée, quand Sacha rentra de sa chasse aux bonbons, il fut accueilli par la douce odeur d’un chocolat chaud.

    Il remarqua vaguement que le professeur Pimprenelle portait le pantalon du professeur Euphorbe, et que ce dernier se baladait en caleçon dans la maison. Toutefois, aucun des deux adultes n’avait l’air de s’étonner de la situation et il ne le fit pas non plus. Il se contenta d’accepter la tasse de chocolat chaud, remplie de marshmallow, avec une joie non dissimulée.


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  • Drabbles écrit dans le cadre de la "Soirée Drabble" du vendredi 13 octobre 2017 du forum de la Ficothèque Ardente. Le principe est d'écrire des drabbles de 200 mots ou moins sur des images présentées au cours de la soirée. Le thème de la soirée était "Croyances et superstitions". Pokémon ne m'appartient pas.

     Avertissement : Le rating des drabbles est M. Toujours.

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     Quand les Miaouss ne sont pas là... 

    Fandom : Pokémon

    Couple : Prof. Euphorbe x Prof. Pimprenelle (hétéro)

    Le petit groupe se tenait par la main autour d’une table et tentait de contacter un esprit. Euphorbe ferma la porte du laboratoire avec un petit sourire.

    – Ils sont occupés ? demanda Primprenelle.

    – Beaucoup plus concentrés et sérieux que pendant leurs devoirs, répondit le jeune professeur avec un clin d’œil.

    Pimprenelle se plaqua contre lui, le bloquant contre la porte.

    – Je crois, murmura t-elle, qu’un démon lubrique vient de prendre possession de moi. Tes petits élèves ont l’air doués dans ce domaine.

    – Je penserais à les remercier, s’amusa-t-il avec de lui voler un baiser.

    Pimprenelle s’activa à tourner la clé dans la serrure avant d’entreprendre d’effeuiller rapidement son amant. Il n’y avait pas grand-chose à enlever, Euphorbe était un homme pratique dans bien des domaines. Ce dernier n’était d’ailleurs pas en reste pour la débarrasser des éléments superflus et elle se retrouva assise sur un bureau en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire.

    – Chut, murmura le jeune homme alors qu’elle soupirait sous une caresse coquine. On est pas tout seuls, je te rappelle...

     Pimprenelle sourit et clôtura ses lèvres avec celles d’Euphorbe. Elle savait qu’elle allait s’amuser comme une petite folle en acceptant de sortir avec lui.

     

    Réchauffement climatique

    Fandom : Pokémon

    Couple : Prof. Euphorbe x Prof. Pimprenelle (hétéro)

    Le Dragmara poussa un barrissement et se roula joyeusement dans la neige. Pimprenelle se tourna vers Euphorbe en se frottant les mains pour les réchauffer.

    – Alors ? Que pensez-vous du Paradis Aether ?

    – C’est absolument fantastique, complimenta sincèrement le professeur. Tous les environnements où l’on peut trouver des Pokémon sont rassemblés ici.

    Les deux collègues quittèrent la zone froide et se retrouvèrent dans les vestiaires. Les écoliers filaient déjà vers la prochaine salle et la salle claqua derrière un Chrys qui râlait d’être encore dernier. Pimprenelle lança un regard amusé à Euphorbe :

    – Vous n’aviez pas froid avec juste votre petite blouse ?

    – Vous voir en tenue tout aussi légère me réchauffait agréablement !

    La jeune femme écarquilla les yeux devant la franchise de son collège qui semblait très fier de lui. Il lui adressa un clin d’œil auquel elle fut incapable de résister. En quelques pas, elle réduisit la distance entre eux et entoura son torse de ses bras.

    – Si semblez avoir encore froid, pourtant, constata-t-elle en se collant à lui. Si vous voulez, vous pouvez me déshabiller encore plus pour vous réchauffer…

    Euphorbe ne se fit pas prier.

    Tatouage

    Fandom : Pokémon

    Couple : Prof. Euphorbe x Prof. Pimprenelle (Hétéro)

    Euphorbe frissonna des pieds à la tête.

     Tu en train de me faire tout rater, râla Pimprenelle.

    Assise à cheval sur le dos de son amant, un feutre à la main, elle tentait tant bien que mal de dessiner un Guériaigle sur la peau bronzée. Les soubresauts et frissons d’Euphorbe ne l’aidaient pas du tout.

     Tu veux que j’y fasse quoi, ça chatouille, répliqua le jeune homme. Tu as de ces idées !

     Arrête de bouger, bon sang !

    Comme par esprit de contradiction, Euphorbe roula sur lui-même, la faisant tomber et s’installa tranquillement au-dessus d’elle. La jeune femme fit mine d’être furieuse.

     Tu réprimes ma créativité !

     Je vais me faire pardonner…

    Le professeur glissa les mains sous la ceinture de sa fiancée. Celle-ci se redressa un peu pour l’embrasser avidement. Il la débarrassait déjà de son débardeur quand un énorme bruit à l’étage les fit tous les deux sursauter.

     P… professeur ! cria la voix paniquée de Sacha. C’est horrible ! Au secours… Professeur ? !

     Tu peux pas y aller à ma place ? marmonna Euphorbe, gêné. J’ai un souci un peu trop visible là…

    En rigolant, Pimprenelle se déplaça pour aller aider l’élève préféré de son fiancé.

    La journée sera bonne

    Fandom : Pokémon

    Couple : Prof. Euphorbe x Prof. Pimprenelle (Hétéro)

    – Chéri. T’es quel signe, déjà ?

    Euphorbe prit le temps d’avaler sa gorgée de café avant de répondre à sa douce qui lisait son horoscope.

    – Archéduc. J’espère que mon jour sera favorable.

    Pimprenelle baissa les yeux sur le journal et resta silencieuse quelques instants. Puis, sans crier gare, elle bondit de sa chaise et se précipita sur son fiancé. Elle lui arracha la tasse de café des mains, la posa brutalement sur le comptoir et se suspendit à son cou. Le baiser qu’elle lui offrit et la façon dont elle le poussa sur le canapé ne laissaient pas place au doute.

    Après des ébats joyeux et passionnés, le couple s’installa tranquillement l’un contre l’autre pour profiter d’un peu de calme à deux avant le début de la journée. Sa femme lovée contre lui, Euphorbe croisa les bras derrière la nuque, satisfait de sa vie.

    – Mon horoscope disait quoi, du coup ? demanda-t-il.

    – Beaucoup de succès en amour, répondit Pimprenelle avec légèreté. Et je me suis rappelée que tu as une réunion parents-prof aujourd’hui. Du coup, je me suis dit qu’il serait bon que tu te rappelles ce que tu as à la maison avant de rencontrer les jolies mamans de tes élèves…

    Il éclata de rire.  


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  • Drabbles écrit dans le cadre de la "Soirée Drabble" du vendredi 14 octobre 2016 du forum de la Ficothèque Ardente. Le principe est d'écrire des drabbles de 200 mots ou moins sur des images présentées au cours de la soirée. Le thème de la soirée était "Plaisir d'automne". Voltron ne m'appartient pas.

     Avertissement : Le rating des drabbles est M. Toujours.

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     La planète de l'automne

    Fandom : Voltron Legendary Defender

    Couple : Shiro x Allura (hétéro)

    L’herbe est d’un vert presque artificiel. Les citrouilles disposées ça et là autour du chemin et les feuilles multicolores tombant des arbres scintillent comme des pierres précieuses.

    Au début, ils ont juste avancé sans parler. Puis, peut-être grisée par l’ambiance paisible de cette étrange planète, Allura s’est rapprochée de lui. Leurs mains se sont touchées, puis enlacées, naturellement.

    Dissimulés dans l’ombre d’un conifère, allongés l’un contre l’autre, la princesse et le héros ont appris à se connaître intimement. Le mélange de force et de tendresse du terrien font fondre Allura. La détermination et le grand cœur de l’Althéenne suscite l’admiration de Shiro. Ils se sont observés, longtemps, avant d’oser céder à l’appel de leurs corps.

    Allura est forte, mais elle est si délicate que le paladin retient ses caresses de peur de la briser. Mais la princesse finit par prendre les commandes, frémissante d’envie. D’un geste sûr, elle inverse les positions et se juche sur le corps musclé de son amant. Le contraste de sa peau brune sur l’épiderme privé de soleil de Shiro les électrise. Tout les sépare mais ils se rapprochement par la force de leurs sentiments.

    Un dernier baiser et ils s’envolent tous les deux bien plus haut que les étoiles.

    ...

    Première fois

    Couple : Lance x Pidge (hétéro)

    Lance voulait s’entraîner afin de pouvoir assurer en rencontrant « la bonne ». Pidge était juste curieuse de savoir ce que ça faisait. Très simplement, ils décidèrent de le faire ensemble.

    Plus tard, ils se rendraient compte qu’ils n’auraient pas voulu le faire avec quelqu’un d’autre.

    Ils s’isolèrent dans une pièce du château à la décoration automnale, où un faux feu de bois dégageait une chaleur réconfortante. 

    Curieusement, c’est Lance qui paraissait le plus intimidé. Pidge se contenta d’ôter ses vêtements et de les plier, méthodiquement, sans émotion. Alors qu’elle était déjà en sous-vêtements, le paladin bleu retint sa main.

    – Essaie de rendre ce moment un peu romantique, d’accord ?

    Pidge voulait répondre qu’il n’y avait rien de romantique à ce qu’ils allaient faire, qu’ils étaient juste une expérience l’un pour l’autre. Les lèvres du jeune homme sur les siennes lui coupèrent la parole. Ses mains chaudes sur sa peau, glacée, lui procurèrent des frissons inattendus. 

    Quand Lance l’allongea sur le canapé et commença à parcourir son corps de baisers, la paladin rejeta la tête en arrière en gémissant. Une étrange chaleur naissait peu à peu dans son bas-ventre. Les gestes de Lance, qui devenaient fébriles, lui indiquèrent qu’il ressentait la même chose.

    ... 

    Pause sucrée

    Couple : Lance x Pidge (hétéro)

    Le chocolat coule dans sa bouche, chaud et sucré. Puis les lèvres de Lance s’emparent des siennes avec avidité. Le sucre et le chocolat coulent dans la gorge de Pidge comme le désir dans ses veines.

    Quand le paladin bleu est venu la trouver, avec du chocolat chaud et des churros, c’était dans l’idée de passer un moment gourmand rien que tous les deux, en amoureux. Il avait préparé les churros lui-même et en avait laissé suffisamment à la cuisine pour occuper quelques heures le reste du groupe, toujours trop curieux et invasif.

    Depuis… Le moment est toujours gourmand, et évidemment amoureux. Très amoureux.

    À califourchon sur les genoux de son petit ami, qui lui présente des morceaux de churros dégoulinant de chocolat du bout des lèvres, la paladin vert procède à des va-et-vient langoureux. Céder au péché de la chair et à celui de la gourmandise en même temps a quelque chose de particulièrement excitant.

    Lance la presse soudain contre lui avec un grognement d’impatience. Pidge gémit quand elle s’enfonce plus durement sur le sexe de son petit ami. Celui-ci saisit ses hanches pour accélérer le mouvement de leurs ébats, oubliant les sucreries. Leurs corps s’embrasent de plaisir alors qu‘ils se laissent complètement aller.

    ...

    Délicieuse hallucination

    Couple : Shiro x Allura (hétéro)

    Allura est assise sur les talons, le menton entre les mains et les yeux écarquillés. Entre deux éclats de rire hystérique, Shiro tient des propos tout à fait vulgaire à son encontre.

    Elle n’aurait jamais imaginé un jour voir Shiro, si sérieux et maître de lui, dans un tel état. L’amusement fait pétiller ses yeux. Elle ne lui laissera jamais oublier ce moment. 

    – Et puis ton cul… poursuit Shiro d’une voix balbutiante. Ton joli p’tit cul… tout rond, moulé dans ta combinaison… tu crois que j’ai pas regardé, hein…? Tu t’imagine peut-être que tu peux te balader comme ça sans en subir les conséquences ?

    – À quelles conséquences je dois m’attendre ? s’enquit la princesse d’une voix caressante.

    Cela ressemble à une provocation. Shiro se relève, curieusement solide malgré les hallucinations provoquées par le champignon qu’elle lui avait pourtant dit de ne pas manger. D’un geste brusque, il la fait basculer en arrière et lui arrache presque sa combinaison. Ses larges mains s’emparent de ses seins dénudés et les malaxent énergiquement. Allura gémit et enroule les jambes autour des hanches du jeune homme. 

    Shiro s’empresse de les déshabiller entièrement afin de montrer à la princesse toutes les conséquences qu’il va lui faire subir.


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  • Os écrit dans le cadre de la nuit des lemons de la Ficothèque Ardente du 30 septembre 2016. Le sujet principal était "La rentrée". Chaque heure, une phrase sera tirée au sort : elle devra apparaître obligatoirement dans le texte final. Le première phrase de la soirée était "Il/elle passe entre les visiteurs du salon de la rentrée littéraire à la poursuite du malotru qui a renversé son verre sur sa chemise."

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    Le chemisier

    Fandom : Voltron Legendary Defender

    Couple : Allura x Lance (Hétéro)

    Allura passe entre les visiteurs du salon de la rentrée littéraire à la poursuite du malotru qui a renversé son verre sur sa chemise. Un modèle en organdi hors de prix de Lagerfeld ! Elle ignore si les dégâts peuvent être rattrapés.

    Elle paiera le pressing en vendant les organes de cet abruti !

    Il porte une veste bleu cobalt. Entre tous ces gens habillés en noir et blanc, ça ne doit pas être difficile de le repérer. En plus, il riait fort et s’agitait beaucoup, il n’a sûrement même pas remarqué qu’il l’avait bousculée. Elle va se faire un plaisir de lui faire savoir. 

    Des éclats de voix la guident dans la bonne direction. Elle voit déjà du bleu.

    Sa main se tend et agrippe une capuche avec la force d’un étau.

    – Hé, l’abruti !

    Elle tire sur la capuche en y mettant les formes et fait pivoter le garçon vers elle. Sa main encore libre se ferme en poing et cueille un visage basané dans un craquement impressionnant. Allura lâche la capuche juste avant l’impact, laissant le garçon s’écraser au sol sans éprouver le moindre remords.

    Ça soulage.

    Des sifflets moqueurs et des applaudissements saluent le geste de la jeune femme. Les trois garçons qui accompagnaient l’imbécile en bleu n’ont pas l’air de compatir du tout à son sort. Leurs regards sont admiratifs et elle se sent sacrément fière d’elle. Ça ne réparera pas les dégâts causés à son chemisier, mais au moins, elle s’est vengée.

    Au sol, le garçon se redresse, le visage tordu par la colère. Allura le remarque tout à coup grand et mince, avec des muscles discrets mais présents et une peau sépia, plus claire que la sienne. Il est mignon, plutôt son genre en fait.

    – Qu’est-ce qui te prend ? ! rugit le beau garçon.

    Il a beau être à son goût, Allura n’oublie toutefois pas sa colère. Le regard flamboyant, elle désigne la large tâche orangée qui décore son superbe chemisier blanc nacré.

    – Voilà ce qui me prend, crache-t-elle avec hargne. Tu pourrais t’excuser peut-être, tu ne crois pas ?

    Sa question est purement théorique, elle ne supportera aucune dérobade. Le garçon doit s’excuser et il le fera, peu importe si elle doit l’obliger ! Un petit silence s’ensuit alors que le garçon fixe la tâche d’un air un peu hébété. Évidemment, songe la jeune femme avec agacement, il ne s’est vraiment pas rendu compte de sa bêtise !

    – C’est de ma faute ? demande bêtement le garçon.

    – Bien sûr ! Tu crois que ça m’amuse de tabasser des gens innocents ou quoi ? !

    Le garçon esquisse un sourire de côté. Un sourire un peu canaille, digne d’un bad boy qui se sait mignon et en joue. Ce sourire fait remonter un frisson le long du dos d’Allura : un sourire comme ça, elle le croquerait bien !

    – Je suis sûr que votre joli minois cache une âme de dominante… susurre le garçon.

    Allura pique un fard monumental : le sous-entendu ne lui a pas échappé, ni à aucun des amis du garçon. Ceux-ci ricanent sans se cacher. Le garçon en bleu finit par se relever, sans se départir de son sourire charmeur si lâcher des yeux le chemisier d’Allura. Celle-ci réalise bien vite qu’il ne fixe pas forcément la tâche, située au niveau de son ventre. Son regard est placé légèrement plus haut. Elle ne le reprend pas.

    – Voilà une fort belle tâche, dit-il en prenant un air sérieux. Vaste, épanouie. Un modèle de tâche.

    Il ne parle clairement pas de la tâche. Allura essaie de se mettre en colère, mais elle n’y arrive pas. Le regard bleu, la peau qui semble douce, le sourire craquant, la posture nonchalamment étudié, tout en ce Casanova l’attire. Il a tout ce qu’elle aime et elle se perd dans sa voix suave.

    – Arrête un peu tes délires, Lance, intervient le plus brun du groupe, un brun élancé au regard perçant. Dis pardon à la demoiselle. 

    À présent, Allura connaît le prénom du garçon à la veste bleue. Lance. Ce prénom sonne bien. Elle apprécie.

    – J’t’ai rien demandé, Keith, réplique Lance avec un geste vulgaire de la main. J’vais m’excuser, bien sûr, mais je vais y mettre les formes, je suis pas un rustre comme toi.

    – J’t’emmerde, marmonne le brun entre ses dents.

    Lance se tourne à nouveau vers Allura et esquisse une demi-révérence extravagante. Elle retient tant bien que mal son fou rire mais ses lèvres s’étirent bien malgré elle.

    Il est drôle.

    – Je vous prie d’excuser toutes mes excuses pour le terrible dommage que je vous ai causé, charmante princesse, dit-il d’une voix empruntée. Je ferais bien sûr tout ce qui est en mon pouvoir pour réparer cet affront.

    Il se saisit de sa main et la porte à ses lèvres, y posant un baiser délicat. La jeune femme sent ses jambes trembler légèrement : ce geste lui fait un sacré effet.

    – L-le réparer ? Comment ?

    Elle se mord la lèvre quand elle réalise qu’elle a bafouillé. En l’espace de quelques paroles charmeuses, d’un sourire bien trop craquant et d’un baisemain, non seulement Lance a fait fondre sa colère, mais a aussi commencé à la séduire.

    Ce garçon est bien trop doué !

    – Hé bien, je vais tout simplement emprunter ton chemisier pour enlever cette vilaine tâche… répond Lance comme si c’était une évidence.

    Allura se sent rougir. Elle regarde autour d’elle pour vérifier que personne ne les écoute : les amis de Lance se sont éloignés, peu intéressé par son numéro de drague. Elle est soulagée : son problème n’a pas besoin de s’ébruiter. Elle se penche vers le jeune homme à la veste bleue pour parler le moins fort possible.

    L’aveu lui coûte cher.

    – Je… je n’ai rien pour me changer…

    Le sourire de Lance s’élargit.

    – Je peux arranger ça, assure t-il. Tu n’as qu’à me suivre, si tu n’as pas peur que je te mange crue dans un coin sombre.

    Un gloussement mi-moqueur mi-gêné échappe à la jeune femme. Elle n’a pas peur qu’il la mange crue dans un coin sombre. À vrai dire, elle en aurait même plutôt très envie ! C’est bien pour que ça quand Lance lui tend la main, elle la saisit sans la moindre hésitation. Le beau jeune homme l’entraîne à travers le salon bondé, vers les toilettes où les gens ne cessent d’aller et venir. 

     Hum… c’est un peu embouteillé dans le coin, note Lance. On a pas le temps d’attendre, le chemisier crie au secours, je l’entends d’ici.

    Allura rit. La blague n’est pas forcément drôle, mais en compagnie de Lance, sa main dans la sienne, tout semble facile. Elle se doute que la vie en sa compagnie doit toujours être simple et joyeuse. Sans avoir l’air de douter un seul instant, le garçon les entraîne à travers le salon, emprunte des couloirs déserts et s’enfonce de plus en plus dans le bâtiment, dans des endroits où ils n’ont sûrement pas le droit d’aller. Allura s’inquiète un peu mais il n’y a personne pour les arrêter et Lance continue sa route. Il a l’air de savoir où il va. 

    Et au final, il finit réellement par trouver des toilettes, au bout d’un couloir, après qu’ils aient franchi une porte marqué « Privé ». Ça ne l’a pas arrêté. 

     Nous voilà enfin tranquilles, dit Lance avec un clin d’œil.

    D’un geste rapide, il ôte sa veste et la tend à Allura. Celle-ci fixe le vêtement, les sourcils froncés en guise d’incompréhension. Le garçon s’explique : 

     Donne-moi ton chemisier et enfile ça. Je m’en voudrais que tu prennes froid.

    C’est un geste délicat. Il se tourne même pour qu’elle conserve de l’intimité pendant qu’elle déboutonne son chemisier et enfile la veste. Elle songe un instant à ne pas la zipper, pour voir la réaction de Lance, puis chasse cette idée indécente de son esprit. Elle remonte la fermeture éclair aussi haut que possible et tend le chemisier au garçon.

     Tu vas arriver à enlever la tâche ?

     T’inquiète, je gère !

    Il prend le chemisier et le passe sous l’eau en malaxant doucement le tissu. Il ajoute du savon et continue à frotter avec des gestes experts, comme s’il avait fait ça toute sa vie. Allura observe ses mains avec fascination. Sous les doigts fins et agiles, le jus de fruits s’estompe. La tâche ne partira pas complètement de cette façon, elle en est bien consciente, mais il a déjà grandement réduit les dégâts.

    Par contre, son chemisier est trempé maintenant, elle ne pourra plus le porter aujourd’hui. Elle se demande si Lance a pensé à ça, et qu’il a l’intention de lui laisser sa veste. Elle est tellement occupée à fixer Lance qu’elle ne remarque même pas que ce dernier l’observe aussi, délaissant petit à petit le vêtement dont la trace a désormais pâli.

     J’ai envie de t’embrasser, avoue t-il de but en blanc.

    Allura en reste sans voix. C’est la première fois qu’un garçon se montre aussi direct avec elle. Ce n’est pas pour lui déplaire. Le regard ardent de Lance sur elle lui procure des sensations inédites : il n’est pas du genre à s’embarrasser de détails inutiles ou de faire semblant.

    Oui, vraiment ça lui plaît.

    Elle hoche la tête, donnant l’autorisation. Le sourire de Lance n’est plus du tout séducteur : à présent, il est doux et sincère, et il la fait chavirer.

    Ses mains humides encadrent son visage et le rapproche du sien. Allura ferme les yeux quand leurs lèvres s’effleure, avec une douceur confondante. Son corps se réchauffe brutalement sous ces attouchements délicats. Elle tend les mains pour attraper le tee-shirt de Lance et l’attirer vers elle. Leurs corps se collent l’un contre l’autre alors que les baisers se font plus profonds et plus fiévreux.

    Ils sont si loin du salon qu’ils sont sûrs que personne ne les entendra.

    Lance descend la fermeture éclair qu’Allura a fermé à peine quelques instants auparavant. Celle-ci n’est pas en reste et ôte son tee-shirt avec empressement. Les dernières barrières tombent alors qu’ils se déshabillent réciproquement le plus vite possible. Le contact peau contre peau leur semble soudain indispensable. Les baisers et les caresses se multiplient, se font plus pressantes, plus intimes alors que la chaleur grandit dans leurs corps. Allura tient Lance, qui ne cesse de lui murmurer à quel point il la trouve belle, étroitement serré contre elle.

    Quand, enfin, ils finissent par s’unir, elle ne retient plus ses gémissements. Il lui semble que Lance sait exactement quoi faire, comment agir, comme s’il la connaissait depuis toujours. Le désir palpitant dans ses veines, elle s’empare des lèvres de son amant en ondulant des hanches, l’incitant à poursuivre ses mouvements. Elle a l’impression d’être déjà accro aux lèvres du beau jeune homme et songe vaguement qu’elle n’a pas l’intention de le laisser filer après leur petit moment volé dans un coin isolé au beau milieu d’un salon littéraire. 

    Une si belle rencontre vaut bien un chemisier tâché.


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  • Drabbles écrit dans le cadre de la "Soirée Drabble" du vendredi 16 septembre 2016 du forum de la Ficothèque Ardente. Le principe est d'écrire des drabbles de 200 mots ou moins sur des images présentées au cours de la soirée. Le thème de la soirée était "Les jeux vidéos". Certains des personnages m'appartiennent, je préciserais pour chaque drabble ce qu'il en est.

    Petite précision : Métatron et Sandalphon sont des anges jumeaux dans la tradition juive. Alecto la Furie est une créature issue de la mythologie grecque. J'ai adapté ces mythes à ma propre sauce. 

     Avertissement : Le rating des drabbles est M. Toujours.

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    L'ange glorieux

    Fandom : Original

    Couple : Métatron x Manon (hétéro, suggéré)

    Dès que Manon vit Métatron, elle sentit son cœur dégringoler dans sa poitrine avant de se mettre à battre de manière frénétique. Malgré les avertissements de Sandy, tout en sachant que le chef des anges n’oublierait jamais son amour disparu, qu’une relation entre un dieu et une mortelle n’avait aucun avenir, elle était tombée irrévocablement amoureuse.

    Son amour unilatéral, impossible à concrétiser, la frustre énormément. Seule dans sa chambre, Manon pense à Métatron en rêvant à des gestes que le chef des anges n’aura jamais envers elle. Enroulée dans sa couette épaisse, les genoux repliés contre sa poitrine, elle caresse l’intérieur de ses cuisses du bout des doigts, comme la caresse d’une plume. Elle est persuadée que Métatron est d’une douceur inégalée et se touche comme elle s’imagine qu’il pourrait la toucher. Petit à petit, ses mains remontent lentement et titille son intimité, la faisant frémir de plaisir. Avec la couverture qui lui tient déjà chaud, son corps devient rapidement bouillant et se couvre de sueur. Ce n’est pas forcément agréable mais ne change pas sa position.

    Elle étouffe ses soupirs dans l’épais tissu et répète inlassablement le  nom de son amour impossible. C’est les seuls moments où elle ose prononcer ce nom, à voix basse, comme en secret. 

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    Infinies retrouvailles

    Fandom : Original

    Couple : Sandalphon/Sandy x Chypre/Alecto (hétéro) 

    Quand Sandy était encore humaine, leur relation était déjà vouée à l’échec. Bien qu’ils se soient choisis, malgré leur immense amour, la jeune femme était destinée à mourir. 

    À présent qu’ils sont immortels tous les deux, ils devraient pouvoir s’aimer librement. Mais Chypre est une Furie, créature du monde des ombres et Sandy, malgré son statut officieux de fille d’Hadès, reste un ange, serviteur de la lumière. Leur relation n’est ni acceptée ni facile : Chypre ne peut sortir sur Terre que du coucher au lever du soleil. 

    Peu leur importe : ils s’aiment.

    Rien n’a fait faiblir cette évidence, ni le temps, ni la séparation ou les divers obstacles qui se sont dressés sur leur chemin. Dans les bras l’un de l’autre, c’est comme s’il ne s’était rien passé. Les gestes sont assurés, les mains savent exactement où se placer. Les corps s’entremêlent dans des soupirs longs et profonds, des frémissements les font vibrer, les bouches ne se quittent que pour déposer des baisers sur des peaux brûlantes. Sandy s’agrippe aux épaules de Chypre en cambrant le dos alors qu’il va et vient vigoureusement entre ses reins. Le coucher de soleil , seule témoin de leurs ébats, colore de feu la peau de Chypre, brunit celle déjà dorée de l’ange. 

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    L’héroïne qui n’aimait pas l’humanité

    Fandom : Original

    Couple : Sandalphon/Sandy x Manon (yuri)

    Sandalphon a assisté à toute l’évolution de l’humanité, depuis l’apparition des premiers hominidés. Tout ça pour s’attacher à une no-life abhorrant l’idée même de sociabiliser. Manon est pourtant fort jolie et pourvue de courbes attrayantes. 

    L’ange prend sa décision en un instant : elle a toujours été du genre impulsive. À pas légers, elle rejoint Manon et referme délicatement son ordinateur portable. Celle-ci sursaute, contrariée :

    – Tu fais quoi ? !

    – Ça fait longtemps que tu es sur ton engin… je me suis dit que tu avais besoin de te détendre un peu… 

    Les doigts fins de Sandy s’égarent sur les épaules de Manon et y impriment un mouvement de rotation destiné à les assouplir. La jeune femme résiste un peu avant de se laisser aller au délicieux massage. Douce et chaleureuse, l‘ange sait exactement comment lui faire plaisir. 

    Sandy fait pivoter le siège de Manon vers elle et entreprend de l’effeuiller avec lenteur, posant de petits baisers le long de l’épiderme pâle, qui se couvre de chair de poule. Elle s’agenouille devant son amante et écarte doucement ses jambes. Elle pose ses lèvres sur la peau fine à l’intérieur des cuisses. Des gémissements saluent ses attouchements délicieux et elle esquisse un sourire satisfait.


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  • Os écrit dans le cadre des jeux et défis de la Ficothèque Ardente. Il fallait écrire un texte sur le thème du parfum. 

    Citation : 

    "Où doit-on parfumer ?", me demandait une jeune femme.

    "Là où vous voulez être embrassée.", lui ai-je répondu. 

    Attribuée à Coco Chanel.

    Contraintes :

    Rédigez un PWP en 800 mots maximum

    Mots interdits : Peau, flacon, respiration

    Mots obligatoires : Boucle, laine, initiation, vase

    Mauvais élève ? (Hétéro)

    Fandom : Original 

    Le vieux pull en laine, qui traîne depuis une éternité sur le lit, chute à cause d’un mouvement trop brusque. Le vase déborde de bâtons d’encens qui diffusent leur fragrance épicée et émoustillent les sens.

    Les bouches se cherchent, se trouvent puis se séparent pour aspirer de l’air régulièrement : il faut dire qu’Eric et Sarah sont les champions des ébats sportifs. Les mains se joignent et se déjoignent au rythme des caresses ou des besoins de sentir l’autre sous la pulpe des doigts. La jeune femme halète brutalement alors que les doigts de son amant titille son intimité. Il fait jouer sa langue à l’intérieur de ses cuisses, là où il sait qu’elle est le plus sensible et elle perd presque pied. 

    L’envie de s’unir se fait pourtant plus forte que tout et Eric s’allonge entre les jambes écartées de sa compagne qui l’accueille sans réserves. Lentement mais sûrement, il se glisse en elle et tous deux poussent un soupir synchronisés de bien-être. C’est la jeune femme qui débute : avec des roulements de hanche, elle incite son amant à bouger en elle. Celui-ci ne se fait pas prier et après un baiser, débute les mouvements qui les mèneront tous deux au plus grand des bonheurs.

    Une boucle de cheveux est rudement tirée alors que le plaisir submerge les corps. Sarah s’accroche aux draps à s’en blanchir les phalanges alors qu’Eric accélère le rythme de ses va-et-vient. Les deux amants ne retiennent plus leurs manifestations de plaisir et la chambre s’emplit de gémissements et de soupirs.

    L’initiation aux subtilités des parfums a tourné court : Eric fait un mauvais élève. Mais sous certains aspect, il est bien meilleur, songe vaguement Sarah, l’esprit embrumé. 

    A cet instant, son amant donne un coup de rein plus violent et toute pensée déserte son esprit. Dans un cri libérateur, elle se cambre, foudroyée de plaisir.


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  • Os écrit dans le cadre de la nuit des lemons de la Ficothèque Ardente du 25 Mars 2016. Le sujet principal était "les noms de fleurs à double sens". Le troisième thème de la soirée était "soleil (tournesol)", les mots à placer étant : flamboyant, destinée et équinoxe

    La comédienne d'Oxford (Hétéro)

    Fandom : Original 

    Contexte : Un dieu et une mortelle, dans un cycle de réincarnations, se retrouvent vie après vie dans différentes époques, différents pays. Ils se sont croisés déjà plusieurs fois dans des vies antérieures et se sont aimés sans jamais pouvoir concrétiser cet amour. 

    Ils se rencontrent à nouveau, dans l'Angleterre de l'ère élisabéthaine où ils pourront s'aimer pour la première fois.

    .

    Ses cheveux sont d’un brun chaud qui pétille sous le soleil flamboyant de l‘automne. Ses yeux sont d’un bleu céleste et son sourire, je le reconnaitrais entre mille. Voilà déjà la quatrième fois que je le retrouve, je peux maintenant reconnaître la fille.

    Je ne m’attendais pas à la voir ici, sur la scène d’un théâtre en Angleterre. La dernière fois… quand était-ce déjà ? Je ne sais plus. Nous étions chinois. Mais cela n’a plus d’importance. 

    Voilà si longtemps que je ne t’avais pas vue, étrange fillette. Je pensais que nos trois précédentes rencontres n’étaient que le fruit du hasard, mis tu te présentes à nouveau devant moi. Me poursuis-tu ? Où le destin, cruel farceur, a-t-il décidé de me jouer un tour ? Moi qui suis un dieu, à l’existence immortelle, je ne devrais pas prêter attention à une éphémère, peu importe le nombre de fois que je la rencontre.

    Elle est belle.

    D’autres acteurs sont présents sur scène mais je ne vois qu‘elle - et je ne suis pas le seul. Sa présence éclipse toutes les autres, elle est solaire, éclatante, magnifique. Un bouquet de tournesols à la main, elle tourbillonne et attire toute l’attention. Que fait une fille pareille sur la scène bricolée à la hâte d’un spectacle de rue ? Avec son talent, sa place serait sur les planches des plus grands théâtres.

    Je suis subjugué. Il faut que je lui parle. Mon intuition ne me trompe jamais, mais je veux entendre le son de sa voix. Je veux sentir son parfum. Je veux toucher sa main, juste pour être sûr qu’elle est bien réelle.

    Il faut qu’elle me voie.

    Mes amis ne prêtent pas attention à moi : ils sont à moitié occupés à se saouler, l’autre à observer la pièce. Je me lève d’un bond et je me faufile à travers la foule pour me rapprocher de la scène. Un drap est tendu à l’arrière pour dissimuler les coulisses et je m’y faufile, plus discret qu’une ombre. Personne ne peut me remarquer si je n’en ai pas envie : les avantages de posséder des pouvoirs inhumains.

    Le drap passé, c’est la cacophonie. La troupe est en ébullition, les gens courent partout. Ils ne m’intéressent pas et je me faufile jusqu’à la scène. Je trouve une place parfaite d’où je peux observer la fille de près.

    Elle est à seulement deux mètres de moi. Ma gorge est étonnement sèche. J’ai du mal à déglutir. Je me sens trembler.

    Elle m’aperçoit. Pas une émotion qui ne devrait pas entrer dans son rôle ne froisse son visage parfait et elle se détourne aussitôt. Je brûle d’impatience alors que passent les minutes, horriblement longues. Que n’ai-je pas le pouvoir d’accélérer le temps pour être au plus vite en compagnie de la fille ! Je veux lui parler, la toucher, faire en sorte qu’elle me connaisse, même si elle ne me reconnaît pas.

    La fille est à moi. J’ignore pourquoi je la retrouve toujours, mais cela n’a pas d’importance. Je la veux, et le fait qu’elle n’ait encore jamais été mienne fait bouillir mon sang. Elle ne m’échappera pas, cette fois.

    Ce soir, c’est l’équinoxe. Il n’y a pas la moindre raison de fêter ceci, mais mes camarades estudiantins ont organisé une soirée. Cette fête n’est qu’un prétexte à une avalanche d’alcool et de débauche, mais la perspective me réjouit autant qu’eux. Dans cette vie, je peux m’amuser et je ne m’en prive pas. 

    J’ai bien l’intention de l’inviter. Cette fois, la fille sera à moi. Peu importe sa destinée et la mienne, je suis un dieu et je n‘en ai cure. Rien ne se mettra en travers de nos chemins.

    Quand le rideau de fortune glisse le long de la scène pour la dissimuler au regard du public, je n’attends pas une seconde pour me précipiter vers la fille qui tamponne son front luisant de transpiration d’un revers de manche. Son visage rayonne, ses yeux scintille et quelque chose creuse douloureusement mon estomac. Elle est superbe.

    Je m’approche d’elle d’un pas tranquille et élégant, pour lui faire la meilleure impression possible. Elle me regarde avancer sans rien dire. Elle a le regard tranquille et le sourire serein. Elle n’a pas changé. Je lui tends la main avec un sourire admiratif. Je n’ai même pas besoin de me forcer.

    – Vous étiez extraordinaire. Permettez-moi de me présenter, Walter. Pour vous servir.

    Mes manières soulèvent les coins de ses lèvres en une moue amusée. Elle prend ma main et m’offre une poignée de main franche et chaleureuse. Sentir la douceur de sa peau sur la mienne me procure un frisson délicieux dans tout le corps.

    – Merci pour le compliment. Moi, c’est Helen.

    Elle est simple et directe, comme elle l’est tout le temps. Je ne lâche pas sa main. Helen… Après le nuage, l’étoile et le ciel, voilà qu’elle s’est réincarnée en l’astre solaire. Vient-elle du ciel, comme ses divers prénoms semblent me faire croire ? Je plonge mes yeux dans les siens, d’un bleu pur, comme le ciel en plein été. J’éprouve de plus en plus de curiosité à son encontre. Je vois dans son regard que la curiosité est partagée. Je ressens vaguement dans son esprit qu’elle se demande si elle me connaît. Elle ne devrait pas se poser cette question.

    Mais qui est-elle donc ?

    Le reste de sa troupe l’appelle à grands cris et elle détourne son regard du mien, bien qu’à contrecœur. Elle m’adresse un sourire, s’excusant à moitié, puis sa main s’échappe de la mienne et elle s’éloigne, vers les autres éphémères et loin de moi. Ma main, à présent vide, brûle désagréablement. Tout mon corps tremble de douleur et de chaleur. Je sens la fièvre qui monte.

    Il ne faut pas qu’elle s’éloigne de moi. Je ne dois pas la perdre, pas cette fois, pas encore. L’éloignement est insupportable.

    Comment ai-je pu vivre déjà vingt ans sans elle à mes côtés ? Il faut que je la suive. Je ne la lâcherais pas, elle est du genre à s’évaporer trop vite. Il me suffirait de détourner le regard… non.

    Pas cette fois.

    Je me mets dans un coin, suffisamment près pour ne pas souffrir de l’éloignement et j’attends que la troupe finisse de se congratuler. Quand les éphémères finissent par se séparer, je m’empresse de suivre la fille, qui m‘attend. J’ai vu son regard se tourner vers moi plusieurs fois, et son sourire, qui m’était adressé, à chaque fois, retournait mes entrailles.

    Même si elle ignore tout du principe de la réincarnation, qu’elle-même n’est qu’un maillon de plus dans la chaîne de son cycle, je ne la laisse pas indifférente.

    C’est plus qu’une attirance pour le charme que je dégage en tant que dieu. Elle sent une connexion entre nous.

    Je m’empare de son bras, avec prudence. Si je prenais sa main, je m’embraserais aussitôt. Je sens que je serais capable de tout lui dire sur moi, et il ne faut pas. Il ne faut pas révéler notre nature aux éphémères. C’est une règle dictée par le créateur et je ne suis pas assez puissant pour m’opposer à lui. Je n’en ai même pas envie.

    J’adresse un sourire à la fille, qui me le retourne. Elle est si éclatante. J’ai envie de lui voler un baiser. A la place, je préfère entamer la conversation :

    – Êtes-vous libre ce soir ?

    Helen me jette un regard où se mêlent diverses émotions : tendresse et amusement mais aussi suspicion, curiosité et doute. Mais la curiosité l’emporte et elle hoche positivement la tête.

    – Que me proposez-vous ?

    – Quelques amis organisent une petite fête à l’occasion de l’équinoxe dans un bar près d’Oriel College…

    – Une soirée estudiantine ?

    Elle hausse les sourcils et je préfère prendre le devant sur une remarque un peu moqueuse qui ne tarderait pas à arriver :

    – Nous ne sommes pas obligés de rester longtemps.

    Elle mordille un peu sa lèvres et l’envie de le faire moi-même m’enflamme subitement. Peut-être, quitte à me faire repousser, aurais-je dû proposer une soirée plus… intime.

    – Pourquoi pas, finit-elle par se décider. De toute façon, je n’ai rien de prévu.

    Je retiens un cri de triomphe. Elle est à moi. 

    Pour me montrer son assentiment, elle referme son bras sur le mien et je n’attends pas plus longtemps pour l’entraîner avec moi. Sa proximité gonfle mon cœur d’allégresse, fait bouillonner tout mon corps. Je voudrais que la soirée soit déjà finie pour l’avoir à moi, complètement, entièrement. Nous rejoignons nos amis et si quelques remarques s’élèvent à me voir en aussi charmante compagnie, je ne suis pas le seul à avoir ramené une fille. Helen passe donc un peu inaperçue au milieu des autres et c’est tant mieux. Elle est à moi seul, il n’est pas question que quiconque d’autre que moi pose les yeux sur elle. Tous ensembles, nous nous dirigeons vers le bar, qui appartient au père d’un de mes amis. Le bar ne sera pas à nous pour la soirée, mais nous pourrons au moins y dormir la nuit. 

    Nous avons l’intention de boire beaucoup. Je tiens plutôt bien l’alcool et je ne m’inquiète pas. Certains de mes camarades s’en sortent cependant bien moins que moi. Helen boit, aussi, assez peu modérément mais semble parfaitement consciente, bien que joyeuse. Je m’amuse beaucoup plus que je ne le pensais. Certains clients du bar chantent et font de la musique. Je l’invite à danser, je fais semblant de ne rien y connaître et elle prend mes mains pour me guider. Mes bras entourent ses hanches et elle est soudain collée contre moi. Nos bouches se frôlent, nos souffles se mélangent. Le désir m’assaille.

    – Il est déjà bien tard, murmure-t-elle.

     Je comprend son allusion : il n’est pas question que je laisse passer ma chance. Je la serre plus fort contre moi et ma bouche trouve la sienne, tendue dans l’attente. Le baiser qu’elle m’offre fait exploser le feu à l’intérieur de mon être. Je ne peux plus tenir et je l’entraîne avec moi à l’étage, où se situent les chambres qui sont censées nous recevoir. Certains couples se sont déjà éclipsés, nous ne serons pas les seuls à nous aimer cette nuit. 

    Mais que m’importe les autres amours et les autres couples. Pour moi, il n’y a que la fille venue des cieux qui importe. La chaleur qui irradie d’elle me tourne la tête. L’impatience et le désir me consument et je m’empresse de trouver une chambre de libre pour nous y enfermer.

    Personne ne nous dérangera.

    Un bouquet de tournesols dans un coin illumine toute la chambre. Ce n’est qu’une coïncidence, mais elle me trouble. Toujours le soleil, comme un rappel à son prénom, à ce qu’elle représente à chaque incarnation. 

    La fille du ciel.

    Je la rapproche de moi et embrasse sa bouche, son visage, sa gorge, ses épaules. Sa peau est brûlante et elle répond à mes baisers par des caresses et des gémissements langoureux. Ses vêtements m’embarrassent rapidement et je les ôte sans précautions. Elle n’est pas en reste, ses mains fouillent mon corps pour me débarrasser de ce qui la gêne. Quand nos deux corps se retrouvent nus, peau contre peau, je perds tout sens commun. Je ne suis plus que sensation et chaleur, caressant, embrassant, touchant et subissant la même douce torture en retour.

    Je ne vois plus qu’elle, sa peau hâlée par le soleil, ses yeux pétillants, ses boucles brunes qui s’étalent sur ses épaules et sa poitrine ferme qui se tend sous mes doigts. Je bouillonne. Le désir me mord le ventre et tend mon sexe de manière presque douloureuse tant j’ai envie d’être en elle. 

    Je me laisse tomber à genoux et m’empare de ses cuisses, que j’écarte avec délicatesse, pour ne pas lui faire perdre l’équilibre. Elle se positionne de manière à me laisser le champ libre et je plonge mon visage dans son intimité. Son sursaut, accompagné d’un couinement, me fait sourire quand je l’embrasse légèrement. Mais je n’ai pas l’intention de m’arrêter là. Je caresse l’intérieur de ses cuisses et poursuit mes attouchements. 

    Ses mains fouillent dans mes cheveux, elle soupire et gémit des mots qui n’ont pas de sens. Cela n’a pas d’importance. Au contraire, c’est le but recherché. Je veux marquer son corps et son esprit de manière indélébile, que jamais elle ne puisse m’oublier. Quand elle se contracte et crie de plaisir, je sens ma limite se briser. Je me relève promptement la prend dans mes bras pour la conduire sur le lit. 

    Le visage de la fille des cieux est rose du plaisir que je lui ai donné, son souffle erratique. Je pars à conquête de son corps pour lui laisser le temps de reprendre ses esprits. Je peux bien lui accorder une pause. Je n’ai pas l’intention de la laisser beaucoup dormir cette nuit. J’ai envie d’être en elle, de serrer son corps jusqu’à étouffer, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus, jusqu’à ce que nous nous embrasions d’amour et de plaisir.

    Je ne pas comment elle peut être encore là, pour la quatrième fois, pourquoi elle apparaît toujours devant moi et encore moins si nos rencontres ont une raison ou un but.

    Mais tout ça n’a pas d’importance. Cette fois encore, je l’aime.


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