• Nuit du 30 Janvier 2015

    Os écrit dans le cadre de la nuit des lemons de la Ficothèque Ardente du 30 Janvier 2015. Le sujet principal était "les bonnes résolutions". Le troisième thème de la soirée était "flirter plus souvent", les mots à placer étant : érotique, provoquer et sensualité. 

    Pour un flirt avec toi (Yuri)

    Fandom : HeartCatch Precure

    Couple : Tsubomi Hanasaki/Cure Blossom x Itsuki Myodoin/Cure Sunshine

    .

    Un regard en coin et Tsubomi se sentit rougir. Itsuki la lorgnait depuis le début des cours, depuis qu’elle avait décidé qu’il serait bon de rafraîchir un peu leur idylle. Comment faire ? s’était étonné la jeune fille qui trouvait leur relation très bien comme elle l’était. Sa petite amie l’avait alors embrassée sur les deux joues en lui disant qu’elle allait flirter avec elle comme si elles n’étaient pas encore ensemble.

    Et maintenant, Tsubomi comprenait. Cette nouvelle situation était plaisante - oserait-elle dire excitante ? - mais tout autant difficile à appréhender. Itsuki et elle étaient tombées amoureuses sans vraiment s’en rendre compte et tout aussi naturellement, s’étaient un jour pris la main lors d’une balade. Elles avaient alors compris leurs sentiments réciproques et tout s’était enchaîné en douceur. En notant les regards énamourés qu’elles échangeaient, Erika avait bondi en clamant qu’il était enfin temps qu’elles réalisent.

    Leur relation était tout en tendresse et Tsubomi aimait ça. Mais elle aimait aussi les tout nouveaux regards enflammés que lui adressait Itsuki de sa place. Les années passées avaient affirmé le caractère de l’ancienne Sunshine. Elle portait l’uniforme masculin customisé sur des cheveux longs détachés, ce style qui n’allait qu’à elle. Elle était belle et son idée était en effet rafraîchissante. Faisant preuve d’un courage qu’elle ne s’imaginait pas posséder, Tsubomi tira la langue à sa petite amie et fut récompensée par un clin d’œil aguicheur. Elle rougit davantage en songeant à ce qui pourrait se passer entre elles, dans l’intimité d’un de leurs chambres. Elles avaient passé le cap des simples baisers et caresses en seconde année de lycée. Itsuki avait peut-être une idée… érotique derrière la tête…

    — Tu vas finir par prendre feu, murmura Erika en la poussant du coude.

    Tsubomi devint écarlate face à la taquinerie et essaya de penser à autre chose. Penser à ses moments intimes avec sa petite-amie en cours n’était pas très judicieux. Elle se concentra alors sur ce que disait le professeur pour occulter la présence brûlante d’Itsuki à seulement quelques mètres. Mais elle avait hâte que la fin de la journée arrive…

    — Sérieusement, moi aussi, je veux un petit ami ! soupira bruyamment Erika en balançant vigoureusement son sac d’avant en arrière. Ce que tu as comme chance, Tsubomi !

    La rousse ne répondit, les joues roses, encore rêveuse du baiser passionné que lui avait offert Itsuki avant qu’elles se quittent pour rentrer chez elles. Erika parlait toute seule, comme d’habitude, ce qui ne la dérangeait même plus. Tsubomi avait bien l’impression que la méthode de sa petite amie fonctionnait : elle se sentait comme l’adolescente qu’elle était autrefois, le cœur palpitant d’un amour tout neuf. Elle pensait sans cesse à Itsuki et n’avait plus d’autre envie que d’être avec elle et se lover dans ses bras. Elle en avait perdu l’appétit et n’en dormait presque plus de la nuit. Elle ne savait pas s’il était possible de retomber amoureuse d’une personne que l’on aimait déjà mais le ressentait de cette manière. Elle en était ravie.

    — Je suis arrivée ! s’exclama Erika en s‘arrêtant devant la boutique de sa mère. Dis, demain, ça te dit de venir ? Une nouvelle collection est arrivée, on pourrait l’essayer !

    — Oh, bien sûr ! répondit joyeusement Tsubomi.

    A chaque nouvelle collection, la maman d’Erika la leur faisait découvrir en avant-première et les autorisait à faire des essayages. Elle se servait des photos prises à l’occasion de ces défilés pour se faire de la pub. La méthode fonctionnait très bien.

    — J’ai invité Itsuki et Yuri aussi, précisa Erika. Ça te fait plaisir, hein ? ajouta-t-elle avec satisfaction devant l’immense sourire de sa meilleure amie. Très bien, je vous attends demain !

    — A demain, la salua l’ancienne Blossom.

    Les deux amies se séparèrent et Tsubomi rentra chez elle. Après un sain goûter, l’adolescente monta dans sa chambre pour faire ses devoirs. Sur le bureau était posée la photo d’elle et ses amies en Precure qu’elle aimait tant. Elle sourit particulièrement devant le visage d’Itsuki et s’attela à la tâche. Elle réussit son japonais en un tour de main avant de s’abandonner de nouveau à la contemplation de la photo. Elle n’était pas encore amoureuse d’Itsuki à cette époque. Ou peut-être que si ? Ses sentiments envers la belle Precure étaient encore un peu flous quand elle était une collégienne.

    Penser à Itsuki provoqua un bouleversement dans son bas-ventre et Tsubomi frémit. Elles ne se verraient pas en toute intimité avant le dimanche, c’était si long…Abandonnant livres et cahiers, la jeune fille ferma ses rideaux et vint s’affaler sur son lit, gênée à l’idée de ce qu’elle allait faire mais ne pouvant pas s’en empêcher. Sa main glissa sous sa jupe et s’insinua sous sa culotte. Le contact de sa main fraîche sur son intimité brûlante fit frissonner la jeune fille et elle poussa un petit soupir de bien-être. Elle pensa à Itsuki qui la hantait depuis quelques jours et rougit davantage alors qu’elle bougeait doucement la main entre ses cuisses. Elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas laisser échapper le moindre bruit et se concentra sur son plaisir en pensant à Itsuki. La sonnette de l’entrée la fit sursauter et le mouvement léger qu’elle engendra faillit la faire crier. L’escalier craqua et elle s’empressa de remettre ses vêtements en place avant de farfouiller sur son bureau pour faire semblant d’être occupée. Un léger coup retentit à sa porte.

    — Tsubomi ? J’entre.

    Itsuki poussa la porte et nota en un seul coup d’œil l’attitude gênée de sa petite amie, ses joues rougies et ses yeux brillants ainsi que son léger essoufflement. De plus, le rideau tiré pour dissimuler l’activité dans la chambre était révélateur : Tsubomi ne fermait ses rideaux que pour cacher des occupations licencieuse. Elle n’aimait en général pas priver ses chères plantes de lumière.

    — Hé bien… tu t’occupes sans moi ? fit-elle semblant de se fâcher.

    — Je… je… bafouilla Tsubomi. Je pensais pas que tu viendrais…

    — Surprise !

    Itsuki éclata de rire et l’ancienne Precure l’imita. D’un mouvement synchronisé, elles se rejoignirent pour un baiser plein de tendresse. Itsuki joua avec une boucle de cheveux de sa bien-aimée et posa un baiser sur sa joue, la faisant fondre.

    — Tu m’as manqué, chuchota Tsubomi.

    — On s’est quittés, il y a une heure !

    La jeune fille se blottit davantage contre sa petite amie. Celle-ci sourit :

    — Tu avais l’air de t’ennuyer sans moi… On peut s’occuper ensemble, si tu veux ?

    — Peut-être, répondit Tsubomi dans un murmure en rougissant davantage.

    Avec un petit rire, Itsuki laissa tomber son sac et les entraîna toutes les deux vers le lit sur lequel elle les fit tomber. Dans les bras l’une de l’autre, les bras et les jambes entremêlées, elles se sentaient comme au paradis. Itsuki posa un baiser sur le nez de Tsubomi.

    — Je m’ennuyais aussi sans toi, avoua-t-elle très doucement.

    Elle posa un baiser sur ses lèvres et ses mains chaudes se glissèrent sous le chandail de Tsubomi qui gémit. Il n’y avait que sa petite amie et ses gestes emplis de douceur et de sensualité pour lui procurer de telles sensations. Timidement, elle toucha son visage du bout des doigts et entreprit de déboutonner sa chemise. Un baiser plus profond vint les réunir à nouveau et laissèrent tomber petit à petit vêtements comme tout ce qui était extérieur à leur bulle d’intimité. Tsubomi savait que grâce à la chaude lumière émise par Itsuki, le petit bourgeon qu’elle était avait fini par devenir une fleur. Et elle se savait belle aux yeux de son soleil.

    C’était l’essentiel.

     


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