• A l'occasion de Noël, la Ficothèque Ardente organise plusieurs un défi sous forme de "Calendrier de l'Avent". Chaque jour, à partir du 1er Décembre, une case sera dévoilée, dévoilant un thème sur lequel un drabble érotique de 200 mots doit être écrit. Tout le monde peut y participer, n'hésitez pas à passer sur la page Facebook du site.

    J'ai décidé pour ce défi de faire des drabbles uniquement sur le cartoon "Gravity Falls" et plus précisément sur le couple "Stan x Carla". Si l'occasion s'y prête, j'envisagerais d'écrire sur d'autres ships, mais rien n'est certain.

    Rien dans cette série ne m'appartient. 

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    1er décembre : Eau de vie

    Ils avaient séché les cours pour décorer la maison de Carla. C’était le 1er décembre et rien n’était plus important pour eux que de respecter la tradition de Noël. Ils avaient tout déballé dans le salon, noyés sous une avalanche de décorations brillantes et colorées, tout en buvant à même le goulot une bouteille d’eau-de-vie que Stan avait chipé à son père.

    L’excitation de violer le règlement, l’amusement de la décoration et l’ivresse de l’eau-de-vie les rendaient encore plus joyeux et tactiles que d’ordinaire. Stan délaissa rapidement l’accrochage des boules sur le sapin pour pousser sa belle sur le canapé et procéder à une séance de baisers langoureux.

    Ils avaient la maison pour eux et ne s’en privèrent pas : rapidement, leurs corps devinrent brûlants et quémandeurs et les mains commencèrent à se faufiler dans des endroits interdits en public. Le chemisier de la jeune fille ne résista pas bien longtemps et Stan honora sa poitrine généreuse avec un soin tout particulier. A force de manipuler des décorations pailletées, celles-ci avaient élu domicile sur la jeune fille, la faisant briller, la rendant encore plus jolie que d’ordinaire. 

    Carla glissa la main dans le pantalon de Stan en se disant que Décembre commençait parfaitement bien.

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    2 Décembre : Balade

    Ils avaient décidé se partir se balader à travers la ville afin d’admirer les illuminations de Noël. Main dans la main et serrés l’un contre l’autre, ils avaient marché longtemps, sans jamais arrêter de parler. L’un comme l’autre ne cessait de s’émerveiller devant les moyens toujours plus beaux et originaux qu’avaient les gens pour rendre leurs maisons superbes. Le soir tombant rapidement leur permit d’admirer les illuminations. 

    A présent, blottis au fond du lit de Carla, ils s’apprêtaient à profiter d’un autre genre de balade, de celle qui les emmèneraient au septième ciel. La jeune fille, affamée d’amour et de tendresse, n’avait pas perdu de temps pour faire comprendre à son petit ami qu’elle n’avait pas trop envie de dormir. En amoureux transi, Stan ne pouvait jamais lui résister.

    Ainsi, il parcourait le corps doux et chaud, aux rondeurs affolantes, de ses larges mains en soupirant quand celles de Carla effleuraient son torse, juste comme il aimait. Elle le débarrassa de son tee-shirt avec l’aisance de l’habitude et fit courir une langue taquine sur ses muscles. L’adolescent siffla de contentement et bascula sur le dos, laissant agir sa petite amie qui semblait décidée à prendre les choses en main.

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    3 Décembre : Bulles

    La bataille de boules de neige prit fin avec la tombée de la nuit : Stan et Carla abandonnèrent leurs amis et rentèrent. Frigorifiée, Carla claquait violemment des dents en ôtant ses vêtements trempés par la neige fondue. Compatissant, Stan la prit dans ses bras et lui frotta énergiquement le dos et les bras pour la réchauffer. Lui-même avait au moins aussi froid qu’elle mais le bien-être de sa petite amie passait avant toute autre chose.

    — Je crois que je ferais mieux d’aller prendre une douche, décida-t-elle. Tu veux venir avec moi ?

    — Comme si j’allais dire non, s’esclaffa l’adolescent. 

    Soudain saisis d’impatience, ils se précipitèrent à la salle de bains. Carla tourna les robinets pour laisser à l’eau le temps de se réchauffer et ils se déshabillèrent mutuellement avec fébrilité. Une fois sous l’eau, un ballet de baisers et de caresses débuta et ils se réchauffèrent très vite. Stan se servit du savon pour enduire le corps de sa belle de mousse, s’amusant parfois à essayer de faire des bulles. Puis, brûlant de désir, il la plaqua contre la céramique froide et noua ses longues jambes autour de ses hanches avant de la faire sienne avec un long gémissement de contentement. 

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    4 Décembre : Ami

    — Pendant longtemps, j’ai cru que tu ne me verrais jamais autrement que comme une simple amie…

    Stan rougit jusqu’aux oreilles devant la phrase anodine de Carla, lancée au détour d’une conversation. Il était amoureux de Carla depuis des années mais n’avait jamais osé espérer quoi que ce soit. Elle était trop belle, trop cool, trop populaire, en gros, trop bien pour un gars comme lui. Il s’était donc contenté de la regarder de loin jusqu’au jour merveilleux où elle lui avait sauté dans les bras.

    Il lui caressait la joue du bout des doigts, savourant la douceur de sa peau et elle se blottit encore plus contre lui, disparaissant presque sous la couverture. Dehors, il faisait un froid de canard et ni l’un ni l’autre n’avait envie de mettre le nez hors du lit.

    — Heureusement que j’ai fini par prendre les devants… ajouta-t-elle. Dire qu’il a fallu l’intervention de ce crétin d’Elvis pour que je trouve une occasion…

    — Je devrais le remercier mais j‘ai la flemme, ronronna Stan.

    Avec un petit rire, Carla frotta son nez contre le torse de son petit ami. Celui-ci attira son visage à lui pour l’embrasser et ramena la couverture sur eux. Ils avaient des années d’hésitation réciproque à rattraper.

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    5 Décembre : Fleurs

    Stan traversait les allées du parc d’un pas lent et démoralisé. Carla dormait chez une copine à l’occasion d’une soirée-pyjama et il en était quitte pour dormir tout seul, ce soir. Il avait du mal à dormir sans Carla.

    Alors qu’il ruminait, il aperçut un fleuriste de rue sur sa route, qui vendait de jolis œillets. Peut-être pouvait-il en acheter un ou deux pour les offrir à Carla demain matin, pour lui prouver qu’elle lui avait manqué. C’était une riche idée et Stanley s’empressa de la mettre à exécution avant de rentrer chez lui.

    Ford n’était pas encore rentré et Stan déposa les fleurs au bord de la fenêtre pour qu’elles profitent de la lumière. Il s’allongea sur son lit, peu motivé à faire quoi que ce soit et pensa à Carla. Elle lui manquait atrocement. Il sentait presque son parfum sur ses draps et son bas-ventre se tordit d‘un désir qu‘il ne pouvait pas assouvir actuellement. 

    A moins que… Ford ne rentrerait pas avant plusieurs heures, suivant ses cours avec assiduité. Rassuré, Stan déboutonna son pantalon et caressa doucement son sexe à travers son caleçon. Carla ne lui en voudrait pas s’il se soulageait un peu tout seul quand elle n’était pas là.

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    6 Décembre : Caviar

    Pendant que la mère de Carla faisait les courses pour le repas de Noël, sa fille et Stan écumaient les rayons à la recherche d’amusement. De nombreux produits pouvaient être goûtés sur place et ils ne se privèrent pas. L’ambiance du magasin était joyeuse et ils plaisantèrent avec de nombreux autres adolescents ou même des adultes de bonne humeur. Stan s’amusa même à porter des enfants sur ses épaules et imiter le train à travers les rayons. 

    Profitant d’un instant de répit, ils s’arrêtèrent devant la poissonnerie où le vendeur vantait la qualité de son caviar. Il distribuait quelques toasts recouvert du précieux mets et Carla réussit à en obtenir une. Elle en avala la moitié d’un coup de dents avant de sourire diaboliquement :

    — Ferme-les yeux et ouvre la bouche.

    Stan obéit et l’adolescente fit courir la tartine sur ses lèvres avant de lui mettre dans la bouche. Le garçon avala goulûment mais attrapa la main de sa petite amie avec un regard gourmand. Avec un sourire qui en disait long sur ce qu’il pensait, il sortit la langue et lécha consciencieusement le bout des doigts gras de Carla. Celle-ci frissonna de plaisir et se colla avidement contre lui.

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    7 Décembre : Neige

    Il a tellement neigé la nuit dernière que les routes sont impraticables. Stan lui a téléphoné dès le lever du jour pour lui annoncer que sa maison était bloquée. Mais, avait-il ajouté, elle n’avait pas besoin de s’inquiéter : il prenait une pelle et la rejoindrait coûte que coûte. 

    En l’attendant, Carla se sent un peu désœuvrée. Elle qui espérait retrouver son chéri de bonne heure pour paresser au lit toute la journée… Elle ouvre la fenêtre, frissonne sous le froid mordant et la referme rapidement pour ne pas attraper mal, il ne manquerait plus que ça. 

    Carla n’aime pas s’ennuyer et elle est toute seule à la maison. En soupirant, elle s’assoit sur la chaise de son bureau et, sans y prendre garde, ses cuisses frottent l’une contre l’autre, lui envoyant un petit frisson dans le bas-ventre. Prise d’une idée soudaine, Carla s’installe confortablement sur sa chaise et contracte ses muscles inférieurs pour faire venir le plaisir.

    L’adolescente se demande si elle doit culpabiliser de faire ça puis chasse cette idée démotivante. Elle se demande comment Stan réagirait s’il la surprenait dans une telle position. 

    Elle espère que ça l’exciterait : c’est en pensant à lui, en l’attendant lui, qu’elle fait ça.

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    8 Décembre : Massage (Drabble dédié à Bilboquet)

    Les cris de Stan étaient abominables : une oreille extérieure aurait probablement dit qu’il était en train de se faire torturer. Ford se boucha les oreilles en essayant tant bien que mal de se concentrer sur son livre, en vain.

    Depuis que son frère s’était luxé l’épaule à la boxe, son quotidien était devenu… pesant. Stan ne cessait de se plaindre de la douleur, de gémir, de jouer les grands blessés. Ford pensait qu’il jouait souvent la comédie mais leur mère et Clara étaient aux petits coins pour ce comédien du dimanche. La jeune fille était même venu exprès prodiguer un massage à Stan… s’il en croyait les cris, elle ne savait pas tout à fait s’y prendre. Il retint un sourire moqueur, ce n’était pas bien de rire du malheur d’autrui. 

    Les cris finirent par cesser : Carla avait-elle finalement achevé Stan ? En poussant un soupir, Ford quitta le salon  - refusant d’admettre son inquiétude - et gagna leur chambre, dont il ouvrit la porte sans frapper. Stan et Carla, à demi-nus sur le lit et très occupés, se redressèrent dans un sursaut. Ford vira à l’écarlate.

    — C’est ma chambre aussi, bordel, vous pourriez faire ça ailleurs ! Brailla-t-il en refermant violemment la porte. 

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    9 Décembre : Bar

    Il ne fallait surtout pas faire de bruit. Ils étaient déjà entrés dans ce bar illégalement - ils n’étaient pas majeur, après tout - et se faire remarquer serait lourd de conséquences. Carla sourit contre la bouche de Stan qui s’était empressé de l’embrasser pour étouffer un gémissement. Elle adorait le rendre fou de cette façon, surtout quand les règles du jeu étaient aussi spéciales.

    L’adolescente s’agrippa de plus belle aux épaules larges de son petit ami qui resserra sa prise sur ses fesses. La cabine des toilettes était étroite, surtout pour deux, et encore plus au vu de leur activité mais ils s’en fichaient. Ils n’étaient même pas totalement déshabillés, leur désir ayant été plus fort que leur patience.

    Stan, soudain, n’y tint plus et accéléra les mouvements de bassin. Alors que le plaisir s’intensifiait à en devenir insoutenable, Carla eut le réflexe de détendre une jambe, fut bloquée par le mur en face et s’y appuya dans une vaine tentative de se raccrocher à la réalité. Haletante, elle rejeta la tête en arrière en serrant les lèvres le plus possible afin de ne pas laisser échapper le moindre son. Stan plongea la tête dans sa poitrine et leur cri final fut silencieux. 

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    10 Décembre : Repas

    Stan et Carla avaient eu une petite fringale nocturne et étaient descendus en douce dans la cuisine pour se faire un casse-croûte. Connaissant l’appétit de son chéri, la jeune fille savait que ce casse-croûte se transformerait rapidement en vrai repas. Elle se réjouissait d’avance de lui cuisiner un petit quelque chose pour le satisfaire. Elle avait fait de gros progrès en cuisine juste pour lui faire plaisir.

    Tous les deux investirent la cuisine et fouillèrent réfrigérateur et placards pour sortir ce dont-ils avaient besoin. La table se retrouva rapidement couverte de diverses choses délicieuses, comme la jeune fille s’y attendait. Elle se confectionna rapidement un assiette de charcuterie - tant pis pour les cuisses ! - et rejoignit Stan qui avalait de grandes bouchées de poulet froid. Si au début, ils furent trop occupés à se remplir le ventre pour s’intéresser l’un à l’autre, les vieilles habitudes reprirent vite le dessus.

    Carla repoussa la chaise de Stan pour s’installer à califourchon sur ses genoux et entreprit de satisfaire un autre genre de fringale. Stan, d’humeur visiblement câline, l’embrassa et la caressa avec tant de délicatesse qu’elle avait l’impression d’être une princesse. Ils firent l’amour avec une douceur exquise qui leur fit voir les étoiles.

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    11 Décembre : Accident

    Le pneu était définitivement crevé et Stan n’en avait pas de rechange. Lui et Carla avaient passé beaucoup de temps à essayer de réparer, en vain. De plus, ils avaient eu la malchance de crever sur une route assez peu fréquentée et personne ne passait. La seule solution était de marcher pour attendre la cabine téléphonique la plus proche pour appeler à l’aide. Néanmoins, la neige et la température basse ne leur donnait pas envie de marcher des heures dehors. Ils s’étaient donc blottis sur la plage arrière de la voiture, le chauffage à fond, en attendant de trouver la motivation : au pire, pensait Stan, Ford finirait forcément par venir à leur rencontre.

    Stan caressait du bout des doigts la cuisse de Carla qui se recroquevillait contre lui. La main de cette dernière se glissa sous sa veste pour y chercher davantage de chaleur. Lentement, il glissa sur elle et ils se retrouvèrent allongés sur la banquette arrière, leurs lèvres scellées en un baiser brûlant. La jeune fille gémit quand il s’insinua entre ses jambes en caressant son corps avec avidité. La buée sur les vitres les préservait du moindre regard indiscret qui pourrait s’égarer dans leur coin.

    En attendant que Ford arrive, ils avaient de quoi s’occuper…

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    12 Décembre : Allégresse

    Carla venait d’apprendre que sa grand-mère - qu’elle adorait - se déplacerait pour les fêtes de fin d’année afin de les passer avec sa famille. La jeune fille ne se tenait plus de joie et courait à travers toute la maison en sautant et hurlant de bonheur. Avachi sur le canapé avec une flemme monstrueuse, Stan se contentait de la regarder danser et tourbillonner en souriant. 

    Il était sincèrement heureux pour sa petite amie, bien qu’il aurait souhaité lui-aussi avoir une grand-mère en vie : de ce que Carla racontait, ça avait l’air bien. 

    Au bout d’un long moment d’allégresse, l’adolescente finit par se fatiguer et vint se laisser tomber dans les bras de son chéri qui l’enlaça aussitôt, plongeant son visage dans son épaisse chevelure. Elle quémanda un baiser puis s’allongea sur le canapé en l’entraînant avec elle.

    — Fais de moi ce que tu veux… murmura-t-elle avec un sourire malicieux.

    Stan ne se le fit pas dire deux fois. Il les déshabilla mais, contrairement à son habitude, se dirigea tout droit entre les cuisses de sa belle pour caresser son intimité du bout des lèvres. L’adolescente poussa un petit couinement étranglé quand elle comprit ses intentions puis savoura pleinement le moment.

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    13 Décembre : Tirelire

    — Elle est tellement parfaite… 

    Ford retint de justesse un soupir exaspéré et relut pour la énième fois la ligne de son manuel qui, décidément, ne voulait pas être retenue. Il empoigna ses cheveux des deux mains alors que le babil de Stan se poursuivait. Celui-ci, allongé sur son lit, le regard exorbité fixé sur le lit au-dessus du sien, parlait d’un ton doucereux qui devenait monocorde au fil du temps. Ford n’en pouvait plus.

    Il aimait bien Carla, c’était une chouette fille, mais vraiment, entendre parler d’elle du matin au soir commençait à lui taper sur le système. Mais visiblement, son jumeau n’arrivait pas à intégrer l’idée qu’il était le seul à être amoureux d’elle. 

    — … et puis, sa peau est si douce. Quand je la touche, c’est plus fort que moi, j’ai envie d…

    — Je ne veux pas entendre parler de ta vie sexuelle ! réagit Ford, indigné.

    — …d’ailleurs, quand on fait l’amour, c’est comme si je mettais une pièce dans une tirelire…

    Stan se tut, stupéfait. Ford avait pâli.

    — Dis-moi que ce n’était pas ce que tu voulais dire… hoqueta-t-il.

    — Je ne sais plus ce que je voulais dire, marmonna Stan qui avait viré à l’écarlate.

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    14 Décembre : Senteurs

    Stan vérifia une fois de plus que l’eau était à la bonne température. Tout devait être parfait pour Carla, à qui le bain était destiné. Elle était un peu enrhumée et il voulait qu’elle guérisse vite. 

    Avec un peu de chance, elle serait tellement contente qu’elle l’inviterait à venir avec lui. A cette idée, le jeune homme ne put retenir un petit rire plein d’espoir.

    En attendant que la baignoire se remplisse, Stan mit quelques gouttes de plusieurs produits qui trônaient dans la pièce, histoire que ça sente bon. Il n’avait pas la moindre idée de ce que certains étaient et… le mélange des odeurs créa un nouveau parfum dont l’odeur était du genre surprenante. Il fronça les sourcils, surpris. 

    C’est à cet instant qu’arriva Carla, le nez froncé face à l’étonnant mélange des senteurs qui n’était vraiment pas agréable.

    — Qu’est-ce qu’il se passe ici ? 

    Stan ne savait plus où se mettre :

    — Je… je voulais te préparer un bain, et…

    — Oh.

    L’adolescente sourit et se suspendit au cou de son petit ami. 

    — Ce n’est pas grave, le rassura-t-elle en l’embrassant. C’est l’intention qui compte…

    Sans plus attendre, elle les entraîna dans sa chambre. Finalement, Stan aurait sa récompense.

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    15 Décembre : Confiseries

    Les chocolats et les bonbons remplissaient le bol, dont le niveau baissait dangereusement à chaque minute qui passait. Installés au chaud devant l’épisode d’une série célèbre, Stan et Carla ignoraient les calories en s’empiffrant de confiseries. Une de leurs mains était occupée à tenir celle de l’autre pendant que la seconde partait régulièrement faire l’approvisionnement.

    Durant l’une des plages de pub, Carla prit un chocolat et s’accroupit face à Stan pour le lui offrir. Ce dernier ouvrit docilement la bouche pour recevoir le présent sucré. Puis il l’embrassa : il avait le goût du chocolat qu’il venait de manger.

    Les pubs touchaient à leur fin mais les deux adolescents ne se souciaient plus de leur série. Le bol de confiseries bascula, déversant son contenu sur le sol quand ils s’allongèrent sur la douce moquette et roulèrent l’un sur l’autre en riant. Rapidement, les rires firent place à des gémissements et des soupirs passionnés. Les vêtements gênants furent ôtés avec empressement. Leurs deux corps nus pressés l’un contre l’autre, Stan et Carla profitèrent de leur amour sans aucune retenue. Carla chercha à tâtons un bonbon dans le bol, le plaça entre ses lèvres et les tendit : Stan lui chipa la confiserie dans un nouveau baiser.

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    16 Décembre : Chandelles

    Des deux, c’était Stan qui était le plus romantique. Il se souciait de son plaisir à elle avant toute autre chose, quitte à s’oublier parfois. Alors, pour une fois, la jeune fille avait décidé de gâter Stan comme elle ne l’avait pas encore fait. Elle avait tout préparé : les volets étaient entrouverts pour que la pénombre envahisse la chambre. Le tourne-disque laissait entendre une douce chanson. Elle était allée jusqu’à remplir sa chambre de bougies parfumées. Celles-ci répandait un parfum agréable et une luminosité propre au romantisme. 

    Tout était parfait.

    Quand Stan entra dans la chambre, il n’en crut pas ses yeux devant le cadre enchanteur. Carla masquait mal son impatience.

    — Ça te plaît ? Demanda-t-elle avec empressement.

    — Très. Mais c’est pour quoi faire ?

    — Pour te faire plaisir. Approche et laisse-toi faire…

    Elle l’entraîna sur le lit et l’y poussa, l’obligeant à s’allonger. Elle avait l’habitude de prendre les commandes et n’hésita pas un seul instant. Elle le délesta promptement de ses vêtements et s’appliqua à choyer son sexe qui se tendit rapidement sous ses attentions. 

    Le garçon, son regard embrumé de plaisir fixé sur les chandelles, songea vaguement qu’il avait la meilleure petite amie du monde.

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    17 Décembre : Nudité

    — Qu’est-ce qui se passe, Carla ? Tu as froid ?

    La jeune fille se contenta de sourire malicieusement. Quand Stan était venu squatter chez elle, elle l’avait laissé le temps d’enfiler une couche de vêtements suffisamment importante pour pouvoir affronter le froid de l’Arctique. Néanmoins, elle n’avait pas fait ça pour des prunes et son petit ami allait vite comprendre. Elle lui souffla un baiser et retira lentement, en essayant de paraître sexy, le bonnet qui retenait ses cheveux. Ceux-ci cascadèrent dans son dos et elle posa le vêtement au sol avec une lenteur exaspérante.

    Stan ne disait plus rien mais l’observait avec attention. Elle se régalait de l’attention concentrée qu’il posait sur elle. Avait-il compris son petit jeu ? Elle espérait que oui, cela rendait les choses encore plus excitantes. Quoi qu’il en pense, il la laissa poursuivre son strip-tease et le désir enflamma bientôt son regard. L’adolescente enlevait ses vêtements un par un en prenant bien son temps et ponctuant son petit jeu de poses lascives et de regards brûlants. Elle s’amusait comme une petite folle.

    Quand la nudité de Carla fut enfin dévoilée dans son intégralité, Stan ne résista pas et kidnappa sa belle pour l’enfermer dans la plus douce des prison : son lit.

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    18 Décembre : Bijou

    Stan avait passé des heures sur l’objet, recommençant sans arrêt, jamais satisfait du résultat. Il avait sacrifié plusieurs mètres de fil, utilisé de la colle pour une raison inconnue, se perdait dans les nœuds mais il n’avait pas abandonné. Ford avait même râlé en plein milieu de la nuit pour que son frère aille finalement se coucher et qu’il puisse dormir.

    Il lui avait même proposé un coup de main, histoire d’aller plus vite. Stan avait refusé et était parti avec son matériel dans le salon pour le laisser se reposer. Il était déterminé à mener le projet qu’il s’était fixé à bien.

    Au bout de deux jours d’intense acharnement, il finit par réussir. Aussitôt, fou de joie, il se précipita chez Carla, qu’il avait délaissée pendant ces quelques jours. Elle lui avait manqué mais il était sûr qu’elle serait heureuse de le revoir. 

    Quand l’adolescente lui ouvrit la porte, il lui tendit aussitôt un paquet maladroitement emballé.

    — Bon anniversaire !

    Avec un cri de joie, Carla lui sauta au cou pour l’embrasser et ouvrit le paquet : il s’agissait d’un collier de perles de verre. Elle l’enfila aussitôt puis referma la porte derrière eux. Elle avait une bonne idée de comment le remercier.

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    19 Décembre : Courses

    Avec un rire hystérique, Carla saute par-dessus le canapé pour échapper à son poursuivant. Stan le contourne et essaie de la prendre à revers. Aussitôt, elle fait volte-face et s’enfuit à l’autre bout du salon. Les meubles entre eux forment une barrière de protection qu’elle peut utiliser pour ne pas être attrapée.

    Stan sourit.

    — Je t’aurais.

    Elle lui tire la langue.

    — C’est le but du jeu, mon cœur. Tu le veux, ton baiser ? Viens le chercher !

    Et, provocante, elle ouvre grand les bras en éclatant d‘un rire moqueur. Stan ferme la porte du salon d’un coup de pied et se jette à sa poursuite. La course dure encore quelques minutes mais le jeune homme finit par mettre la main sur petite amie. Tous deux tombent sur le canapé en riant à perdre haleine.

    — Je t’ai eue ! se réjouit Stan.

    Il prend le visage de Carla entre ses mains et prend enfin le baiser tant mérité. Celle-ci se blottit contre lui, les joues roses et les yeux brillants. Allongée sur le garçon, elle caresse son torse à travers le tissu, du bout des doigts. Le désir de Stan ne tarde pas à se manifester.

    — Mais maintenant, je veux plus qu’un baiser…

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    20 Décembre : Conversation

    Quand Ford vit Stan, accompagné de Carla, franchir la porte de leur maison, il en eut des sueurs froides. Il se rappelait très bien de la dernière fois où la copine de son frère était venue : il les avait surpris en pleine action dans sa propre chambre. Il se plongea dans son manuel et priant pour que les deux amoureux ne le remarquent surtout pas. 

    En vain.

    — Salut, Ford ! Lança joyeusement Carla.

    Il lui répondit dans un marmonnement mal à l’aise mais la jeune fille ne lui en tint pas rigueur. Au début, tout se passa relativement bien. Stan et Carla semblaient être capables de se contenir. Certes, ils se draguaient lourdement et l’air empesait l’amour guimauve mais au moins, ils évitaient de se montrer trop démonstratifs en sa présence. Il les en remerciait intérieurement. 

    Finalement, il réussit à trouver un prétexte pour s’esquiver : il devait rejoindre un camarade pour un devoir en commun. Il les salua et partit prestement, allant d’abord chercher son sac de cours à l’étage. Quand il descendit, les bruits provenant du salon ne laissait aucune place à l’imagination.

    — Va falloir que j’ai une petite conversation avec lui, siffla-t-il en partant le plus silencieusement possible.


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  • La Ficothèque Ardente organise plusieurs défis pour l'été dont celui-ci : "Voyage en Asie". Avec pour support un "calendrier de l'avent" de 40 cases, il faut écrire 1 drabble par jour pendant au moins 30 jours. Les drabbles ne doivent pas excéder 200 mots, avec une tolérance de 10 mots. Un tirage a lieu tous les jours à 21h pour découvrir un thème dont les drabbles devront s'inspirer.

     Le Rating sera M ou s'en rapprochant.

    Jour 16 : Le triste destin du Tuk-Tuk

    Couple : Gordon x Jennifer (hétéro)

    Jennifer donna un coup de clé à molette sur la mécanique du véhicule humain puis abandonna l’affaire en soupirant. Elle avait trop chaud, et surtout, la flemme de travailler. Ce tuk-tuk était sa fierté, beaucoup plus performants que ceux qu’on trouvait dans le monde des humains, mais la réparation attendrait. Elle partit plutôt rejoindre Gordon qui se prélassait dans l’herbe, un journal sur les yeux pour se protéger du soleil. Elle l’attrapa et le jeta un peu plus loin avant de se blottir contre son homme. Celui-ci se tourna pour la prendre dans ses bras.

    — Je me demandais quand tu allais me rejoindre… lâcha-t-il d’une voix endormie.

    — Tu n’avais qu’à me donner une bonne raison d'abandonner notre véhicule… glissa-t-elle, légèrement moqueuse.

    Gordon ouvrit les yeux, toute envie de sommeil envolé. S’il ne se trompait pas, sa superbe supérieure venait de lui faire une proposition. Il l’embrassa puis frotta son nez contre le sien. Elle passa les doigts dans ses cheveux coupés courts avec un plaisir évident.

    — Tu aurais du me le dire plus tôt, murmura-t-il.

    — La prochaine fois, tu sauras, répliqua-t-elle en le laissant enrouler ses bras autour de son corps.

    Il l’embrassa à nouveau, plus fiévreusement, et le tuk-tuk fut définitivement oublié.

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    Jour 17 : Le blanc manteau

    Couple : Flonne x Artina (yuri)

    — Y a une montagne ! se réjouit Flonne. On voit la neige !

    Elle se pencha à la fenêtre et Artina la prit dans ses bras pour empêcher une chute. Flonne avait beau être une archange, et plus âgée qu‘elle, elle se comportait parfois comme une enfant imprudente. La blondinette se blottit dans ses bras et elles observèrent le panorama avec une paisible admiration. La chambre où elles étaient installées reflétait à merveille la blancheur des sommets - et leur qualité d’ange, aussi. Toute de blanc et de voilure, elles adoraient cette impression de se trouver au milieu de la neige.

    Rassasiée de la vue, Flonne eut rapidement faim d’autre chose. Elle caressa le bras dénudé d’Artina puis y déposa un baiser pour lui faire comprendre ses intentions. L’ange aux cheveux roses dégagea sa prise suffisamment pour qu’elle puisse remuer dans son étreinte et puisse lui faire face. Elles échangèrent un long baiser langoureux plein de promesses. 

    En gloussant, elles se précipitèrent d’un même élan sur le lit pour y sauter, se faisant engloutir par le moelleux de la couette blanche et duveteuse qui le couvrait.

    S’il n’avait pas fait aussi chaud, elles auraient presque pu imaginer s’aimer au milieu de la neige.

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    Jour 18 : Question indiscrète 

    Couple : Fenrich x Artina (hétéro)

    — Avec les filles, on se demandait si t’avais un tatouage…

    Fenrich s’étrangla sous la remarque innocente d’Artina. Celle-ci lui adressa un sourire taquin, ravie de sa réaction. Il résista à l’envie d’en finir avec cet ange de malheur - il y avait des priorités plus urgentes actuellement.

    — Vous discutez de moi dans mon dos ? ! 

    — Non, répondit tranquillement la jeune femme. Pas de toi en particulier. On s’est posé la question pour tout le monde, t’inquiète. Tu n’as pas de traitement de faveur…

    Le loup-garou se demanda d’où lui venait cette pointe de déception. Il aurait bien aimé qu’Artina se pose la question. Celle-ci se rapprocha de lui et posa ses petites mains pâle sur son torse. Il déglutit sous son regard perçant.

    — A vrai dire, elles pensent toutes que tu as un tatouage. J’ai dû promettre d’aller vérifier par moi-même…

    Elle fit courir ses mains sur la peau de Fenrich qui réprima un frisson. Un ange, ça ? Il avait déjà vu des démones plus prudes ! Néanmoins, il ne se débattit pas et laissa Artina l’effeuiller lentement. Si elle voulait absolument vérifier s’il avait un tatouage, il allait la laisser faire. Et en profiter, cela allait de soi.

    .

    Jour 19 : Le chapeau

    Couple : Krichevskoy x Nele (maman de Laharl, hétéro)

    Nele est accroupie au milieu du champ, occupée à cueillir des fleurs. Ses cheveux sont dénoués et elle porte un petit chapeau marrant en forme de cône. Kricheskoy sent une vague d’amour pour cette petite humaine le submerger. 

    Il l’a aimée dès qu’il l’a vue. Et, de manière bien surprenante, elle l’aime aussi. Il n’en revient pas de sa chance. Il se sent capable de l’observer ainsi pour l’éternité mais Nele l’aperçoit et lui fait signe de la rejoindre.

    Le puissant Overlord est incapable de désobéir à une humaine insignifiante. Intérieurement, il rit aux éclats en pensant à ce que ses vassaux penseraient de ça. Il s’approcha de la femme qu’il aime et pose un genou à terre devant elle.

    — Nele…

    Celle-ci ouvre de grands yeux, comme pressentant ce qu’il allait lui dire. Krichevskoy est un peu nerveux.

    — Veux-tu m’épouser…?

    — Oui !

    La jeune femme lui saute au cou et ils roulent tous les deux dans l’herbe alors qu’elle l’embrasse à perdre haleine. L’Overlord glisse ses mains sous les vêtements de sa désormais fiancée et celle-ci déboutonne sa veste avec empressement. La joie les rend impatient et les électrise. Seuls au milieu du champ de fleurs, ils fêtent leurs fiançailles. 

    .

    Jour 20 : L'ange et le démon

    Couple : Akihiro x Hona (papa et maman de Mao, hétéro)

    Il y a une table pour deux dressée sur la plage et Hona secoua la tête avec exaspération. 

    — Je suis toujours censée tu tuer, tu sais, dit-elle à l’attention d’Akihiro qui ricane un peu plus loin.

    — Ce serait pas mieux le ventre plein ? répond ce dernier avec provocation. 

    — Pas si tu cherches à m’empoisonner.

    Le doyen de l’Académie des démons prend un air offusqué mais Hona sait qu’il joue la comédie. Cet imbécile est particulièrement doué pour jouer la comédie. Ça fait longtemps qu’elle ne se laisse plus prendre à ses mimiques. Akihiro soupire.

    — Je te promets que ce n’est pas empoisonné. 

    Hona le regarde dans les yeux pour jauger de sa sincérité. Il la regarde avec une telle intensité qu’elle se sent gênée et détourne le regard.

    — Hona… reprend Akihiro avec une tendresse qui la bouleverse.

    Sa main caresse ses cheveux et elle ne réagit pas. Ses lèvres s’emparent des siennes et elle ne le repousse pas. Les événements s’accélèrent et elle n’essaie pas de les arrêter, elle y participe même activement. Plus rien d’autre ne compte que le regard débordant d’amour de l’Overlord.

    Pendant longtemps, Hona prétendra que ce qu’il s’était passé ce soir-là ne s’était jamais produit.


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  • La Ficothèque Ardente organise plusieurs défis pour l'été dont celui-ci : "Voyage en Asie". Avec pour support un "calendrier de l'avent" de 40 cases, il faut écrire 1 drabble par jour pendant au moins 30 jours. Les drabbles ne doivent pas excéder 200 mots, avec une tolérance de 10 mots. Un tirage a lieu tous les jours à 21h pour découvrir un thème dont les drabbles devront s'inspirer.

     Le Rating sera M ou s'en rapprochant.

    Jour 1 : Le tigre caché sous le moine

    Couple : Mao x Béryl (hétéro)

    Toujours enfermé dans sa chambre à faire des expériences douteuses, Mao faisait parfois figure de moine aux yeux de Béryl. Mais elle savait que sous l’apparence du savant fou se dissimulait un petit tigre bien prometteur. Elle l’avait vu.

    Le débusquer était devenu son objectif principal. Après tout, il voulait découvrir ce qu’était l’amour, pas vrai ?

    C’est dans cette optique qu’elle l’avait invité à jouer aux jeux vidéos avec elle : c’était le meilleur moyen d’amadouer la bête. Elle avait patiemment et subtilement amené le sujet sur le tapis, découvrant par la même occasion pléthore de sous-entendus et de jeux de mots en rapport avec les jeux vidéos, de sorte qu’elle s’en étonnait elle-même. 

    Mao n’avait rien vu venir. Un jour, quand ils seraient vieux - elle avait bien l’intention de lui passer la bague au doigt - elle se ferait un plaisir de lui rappeler l’expression qu’il avait eu quand elle l’avait embrassé.

    Mais la première surprise passée, Mao se révéla étonnement doué, au point qu’elle comprit rapidement qu’elle n’était pas sa première fois. La surprise venait probablement du fait que c’était elle qui avait initié l’action. Elle n’était même pas étonnée.

    Béryl avait toujours su qu’il n’était pas vraiment le moine qu’il paraissait être.

     .

    Jour 2 : Les surprises du monde des démons

     Couple : Gordon x Jennifer (hétéro)

    Il y avait vraiment de tout chez les démons. Des choses habituelles - pour eux, s’entend - et d’autres moins habituelles… comme ce vieux wagon de train qui datait de Mathusalem.

    Gordon et Jennifer n’avaient pas pu s’empêcher d’aller y jeter un œil, laissant le vaisseau aux bons soins de Thursday. Mis à part quelques pièges qu’ils avaient désamorcés rapidement, le wagon était abandonné depuis longtemps. Si on oubliait la couche de poussière, il était néanmoins en plutôt bon état. Mais ce n’était pas ça qui pouvait les déranger. Il avait suffit d’un regard complice et un sourire plus tard, le vieux moyen de transport s’était trouvé reconverti en chambre nuptiale improvisée.

    Dans la chaleur torride du désert démoniaque, les deux héros de la Terre se laissèrent aller au péché de la luxure sans le moindre remords. 

    Les baisers se mirent à pleuvoir, les mains se firent baladeuses et leurs deux corps se mélangèrent en une douce mélodie de gémissements de plaisir. Gordon empoigna les cheveux de Jennifer alors que celle-ci le faisait entrer en elle, avec une lenteur presque exaspérante. Seuls quelques rares élus savaient que la jeune femme était en réalité le meneur de leur équipe et ce, dans tous les sens du terme.

    .

     Jour  3 : La malice des courtisanes

    Couple : Laharl x Flonne x Etna (Threesome mixte)

    Etna et Flonne, malgré leurs caractères opposés, s’entendaient à merveille. Notamment quand il s’agissait de virer du château tous les courtisans obséquieux quand elles éprouvaient l’envie d’un petit moment tranquille avec leur roi.

    Laharl, occupé à fuir les parasites en se cachant dans les jardins, n’avait rien vu venir. Quand les deux jeunes filles lui tombèrent dessus au coin d’une allée, il comprit aussitôt leurs intentions et un sourire prédateur étira ses lèvres. Elles avaient du le chercher à travers tout le château et le jardin, comme une partie de cache-cache, et l’idée lui était particulièrement plaisante.

    Flonne se jeta dans ses bras et il enlaça son corps gracile avec la douceur qu’il ne lui témoignait que dans ces moment-là. Quand à Etna, elle se lova dans son dos en picorant son cou de baisers, le faisant frissonner. Sans un mot et avec l’impatience qui caractérisait leur relation, ils se laissèrent tomber à même le sol à l’endroit exact où ils se trouvaient tout en se déshabillant fiévreusement. Flonne et Etna rivalisaient toujours pour le faire crier la première, bien qu’une telle compétition soit vaine : chacune à leur façon, les deux concubines savaient exactement comment plaire à leur roi.

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    Jour 4 : Une dernière fois

    Couple : Séraphine x Killia (hétéro)

    Dans un coin offrant une vue magnifique, Killa méditait sur son avenir. La guerre terminée, les différents Netherworld s’offraient désormais à lui et il lui tardait de commencer à voyager et vivre sa vie comme il l’entendait. Mais avant ça, il devrait lui dire au revoir…

    Il entendit le pas énergique de Séraphine avant de la voir. La jeune démone s’allongea à ses côtés, se collant à lui sans vergogne et il ferma les yeux de contentement. Elle caressa sa peau du bout de ses doigts fins et il tourna la tête pour l’embrasser.

    C’était la dernière fois avant de longs mois qu’ils pouvaient encore profiter l’un de l’autre. Pour une fois, Séraphine ne disait rien, probablement pour ne pas laisser transparaître son chagrin - Killia ressentait la même chose. Fiévreuse et impatiente, elle se plaça à califourchon sur lui et entreprit de l’embrasser avec ardeur. En l’espace d’une minute, tous les vêtements étaient oubliés dans un coin et leurs propriétaires enivrés de sensations. Pour leur ultime fois avant de longs mois, la démone déploya tout son talent et Killia eut presque l’impression d’être passif : ce que les gémissements de Séraphine démentaient. Un peu brutalement, ils firent l’amour une dernière fois avant de poursuivre chacun son chemin.

    .

    Jour 5 : Sensations

    Couple : Flonne x Artina (yuri)

    Le contact de la dentelle et du coton lui procurait presque autant de sensations que la peau satinée qui défilait sous ses doigts. Deux mains fines se perdirent dans ses longs cheveux et glissèrent le long de ses mèches avant de suivre le contour de ses épaules rondes.

    Artina poussa un soupir sous la délicieuse caresse et chercha les lèvres de la personne qui lui procurait tant de plaisir. Chaudes et pleines, au goût sucré du bonbon qu’elle avait mangé tout à l’heure, les lèvres de Flonne étaient à elles-seules un morceau de paradis.

    Elle n’était pas un ange pour rien, après tout.

    Le bout des doigts de l’ange aux cheveux roses s’égarèrent sur la peau si douce de son amante, dont elle ne pouvait se lasser. Ils voyagèrent le long de l’épiderme d’un blanc laiteux qui fut pris d’une chair de poule satisfaisante. Flonne soupira doucement quand ils taquinèrent une rondeur discrète mais bien présente sur son buste gracile. En retour, elle passa les siens dans les longues mèches de l’ancienne humaine, sachant que celle-ci adorait ça. Mais fi des caresses tendres, Artina avait envie de plus et elle migra avec lenteur vers l’intimité de Flonne qui soupira plus fort, électrisée.

    .

    Jour 6 : Un peu gluant, mais appétissant

    Couple : Mao x Sapphire (hétéro)

    Sapphire regarda le plat de sushis. Puis Mao qui souriait narquoisement. Puis elle reporta à nouveau son attention sur la nourriture, à la garniture stupéfiante. Elle n’était même pas spécialement surprise de l’idée à la con du jeune Overlord.

    Des sushis à base d’insecte… Il croyait peut-être que ça allait la faire reculer ? Plutôt crever ! Elle n’allait même pas lui faire l’honneur de trembler ou d’hésiter. Sans quitter Mao des yeux, elle saisit une bouchée, la mit dans sa bouche, mastiqua, avala. Curieusement, c’était un peu gluant, mais pas mauvais du tout.

    Le sourire de Mao s’élargit.

     Je crois que j’ai jamais rien vu de plus sexy… dit-il à voix basse.

    Son ton fit naître la chair de poule sur la peau de Sapphire. Les sushis aux insectes ne parvinrent plus à attirer son attention. Elle repoussa le plateau qui trônait entre elle et son petit ami et se rapprocha lentement de lui avec un sourire provocant. Elle l’attrapa par le col de son pull et l’attira à elle pour long baiser qui en disait long sur ses intentions. Mao ne se fit pas prier pour y répondre avec application.

    A présent, le sort des sushis ne les intéressait plus.

    .

    Jour 7 : Araignée grillée

    Couple : Laharl x Mao (yaoi)

    L’araignée géante de ce donjon avait été retorse mais nul ne résistait aux attaques combinées de Laharl et Mao. Le jeune roi acheva la bête d’une boule de feu qui la grilla promptement et il se redressa avec fierté. Mao s’approchait déjà du cadavre qui sentait le roussi, incapable de réfréner sa curiosité scientifique.

    — Je me demande quel goût ça a… marmonna-t-il.

    — On a qu’à en ramener un bout, proposa Laharl qui n’avait rien contre l’idée de bouffer de l’araignée.

    Mao le contempla comme s’il était surpris qu’il ait pu avoir cette idée tout seul. Evidemment, le jeune doyen de l’académie des démons était beaucoup plus intelligent que lui mais Laharl refusait de se sentir diminué face à lui. Il avait d’autres… atouts auxquels Mao ne pouvait pas résister. Rien qu’à y penser, Laharl se lécha les lèvres avec un regard avide. Mao haussa les sourcils.

    — On l’a fait avant de venir ici, fit-il remarquer.

    — T’as pas envie d’un second round ?

    Mao fit semblant de réfléchir, mais Laharl savait qu’il céderait. Il ne lui résistait jamais. Sachant cela, il se rapprocha du démon aux cheveux blancs qui ne recula pas.

    Ils avaient une victoire à fêter, après tout.

    .

    Jour 8 : On ne gaspille pas la nourriture !

    Couple : Béryl x Kyoko x Asuka (threesome féminin)

    Le morceau de viande grillée bascula et roula au sol. Béryl darda aussitôt un regard inquisiteur sur Kyoko qui rougit.

    — On ne gaspille pas la nourriture !

    — Pardon, mademoiselle. Je ne le referais plus…

    En effet, songea la délinquante, vu qu’elles allaient le manger. Elle ramassa la viande fugueuse du bout des lèvres et la présenta à Kyoko, sous le sourire taquin d’Asuka. En rougissant encore plus, Kyoko s’avança et mordit dans le cadeau. Asuka leur laissa le temps de finir le morceau avant de s’approcher avec une mine de conspiratrice, un bol de riz blanc à la main.

    — J’ai eu une idée, glissa-t-elle.

    Avec douceur, elle allongea Béryl sur l’épais tapis et entreprit de parsemer son corps de petites pincées de riz. Ensuite, elle reposa le bol et, après un clin d’œil, entreprit de grignoter directement sur le corps nu de sa demoiselle. Le corps parcouru de frisson, Béryl ne pouvait s’empêcher de haleter sous les coups de langue taquins de son amante. Emoustillée, Kyoko rejoignit Asuka et elles s’employèrent à faire perdre tout sens commun à la démone aux cheveux roses.

    Cette idée de jeu érotique en utilisant de la nourriture, proposée par Asuka, était réellement plaisante… 

    .

    Jour 9 : Au milieu du ciel

    Couple : Artina x Valvatorez (fantasme, hétéro)

    Une ville au milieu des nuages, en harmonie avec la nature, telle était Célestia, la capitale du monde des anges. Dans une chambre qui paraissait flotter au milieu d’un océan blanc et cotonneux, une ange aux longs cheveux roses ne prenait pas le temps d’admirer le panorama. La plupart des anges ignoraient tout des plaisirs solitaires : en tant qu’ancienne humaine, constamment confinée, Artina avait appris à se faire plaisir tout seule. 

    Elle ne faisait pas ça par habitude, elle en ressentait parfois juste le besoin. C’était son secret. Dans sa chambre au milieu des nuages, la perfection, elle imaginait son beau vampire, celui qu’elle avait laissé sur Terre, faire subir tout un tas de délicieuses tortures à son corps quémandeur. Ses mains sur sa peau, ses lèvres dans son cou et son corps imbriqué dans le sien. Elle se cambrait sous des coups de rein imaginaires et frissonnait en entendant presque les mots d’amour qu’il pourrait lui murmurer à l’oreille. Les halètements d’Artina devenaient des soupirs, puis des gémissements bruyants alors qu’elle explorait toute seule son intimité en rêvant à des situations licencieuses avec un démon. Elle avait toujours éprouvé une forte attirance envers l’interdit et Valvatorez l’incarnait à merveille.

    .

    Jour 10 : Cadre idyllique

    Couple : Almaz x Sapphire / Mao x Béryl (voyeurisme, hétéro)

    Un coude pointu s’enfonça douloureusement dans ses côtes et Béryl le repoussa sèchement.

    — Tu me fais mal, abruti !

    — Arrête de bouger, rétorqua Mao d’une voix rauque. Comment tu veux que j’arrive à quoi que ce soit si tu continues à gigoter comme ça ?

    — T’as qu’à t’écarter un peu. Pourquoi tu me colles comme ça ? Dégage !

    La démone poussa son rival de toujours et redressa légèrement le buste pour regarder par-dessus les rochers derrière lesquels ils s’étaient dissimulés. Sur la plage, au beau milieu de la crique isolés où ils étaient sûrs d’être seuls, Almaz et Sapphire batifolaient. Béryl n’eut pas le temps d’admirer grand-chose que Mao, embusqué à côté d’elle, lui écrasait la tête dans le sable pour se venger d’avoir été poussé. Elle poussa un couinement étranglé et sa main crocheta le cou du démon au cheveux blancs. Tous deux roulèrent dans le sable en se bourrant de coups de poing, à la vue de tous.

    En entendant du bruit, Almaz leva la tête et les aperçut. Un hurlement chargé d’horreur lui échappa alors qu’il s’empressait de recouvrir les corps de Sapphire et lui-même. Mao et Béryl n’attendirent pas qu’il les interpelle pour filer à toute vitesse.

    .

    Jour 11 : Plaisirs d'adultes

    Couple : Valvatorez x Fenrich x Artina (threesome mixte)

    Mao bondit sur le rebord du pont et se mit à balancer divers objets peu ragoûtants aux filles qui se baignaient. Celles-ci n’eurent pas le temps de réagir que Fenrich, en passant derrière lui, le poussa à l’eau d’un coup de pied au derrière. Un plouf plus tard, le doyen de l’académie des démons était kidnappé par les filles, Béryl en tête, et traîné en salle de tortures.

    Fenrich poursuivit tranquillement son chemin, les mains dans les poches. Le destin de Mao n’était plus de son ressort. Il traversa le luxueux jardin du palais d’il ne savait plus quel Overlord et se glissa dans une tonnelle à l’abri des regard, où se trouvaient déjà deux personnes. Artina lui adressa un sourire éblouissant, son maître se contenta de hocher la tête, toujours aussi impassible. Le loup-garou s’assit près d’Artina, la coinçant entre les deux démons. Celle-ci ne parut pas gênée et embrassa la mâchoire de Fenrich du bout des lèvres. Valvatorez tenait l’une de ses mains entre les siennes, caressant l’intérieur de son poignet du pouce. Ils se rapprochèrent les uns des autres, l’ambiance se chargeant d’électricité. 

    Pendant que les gosses s’amusaient dans les bassins, eux profitaient d’une toute autre façon de ce Netherworld étranger.

    .

    Jour 12 : La démesure des démons

    Couple : Couple : Krichevskoy x Nele (maman de Laharl, hétéro)

    Avec autant de délicatesse que si elle avait été en cristal, Krichevskoy déposa sa femme sur la plate-forme de pierre. Nele ne savait pas si elle devait rire ou pas.

    — Au sommet de la statue… murmura-t-elle. C’est de la folie…

    — Rien ne m’est impossible, se vanta le roi des démons.

    Elle lui donna un petit coup de poing sur le bras qui le fit rire. Nele s’écarta du bord et s’assit sur la pierre froide de peur de tomber - même si elle savait que son mari la rattraperait quoi qu’il arrive. Krichevskoy s’installa à côté d’elle et entoura ses épaules de ses bras avec la précaution qui lui était coutumière : après tout, il pouvait la casser en deux sans même s’en rendre compte. Elle se blottit contre lui, ravie de se retrouver seule avec lui en cet instant. Bien que la naissance de Laharl ait été une source de joie immense, elle leur avait laissé peu de temps l’un pour l’autre. Cette pause tombait bien. 

    En relevant les yeux vers lui, elle constata que son visage était empreint de malice. Elle n’avait aucun doute quant à ce qui allait se passer dans les prochaines heures et s’en réjouissait d’avance.

    .

    Jour 13 : Les otakus

    Couple : Mao x Flonne (langage cru, hétéro)

    — Oooooh, tu sais teeeellement bien t’y prendre ! gémit Flonne, au bord de l‘extase. Continue ! Ouiiiii !

    — T’aimes ça, hein, quand je la mets bien profond, ricana Mao, les yeux embrumés d‘excitation. 

    — Tu as des doigts si agiiiiiles ! 

    — Oooooh, très bon réflexe ! T’as du potentiel ! Ça se voit que c’est pas ta première fois !

    Laharl se racla la gorge mais Mao et Flonne ne le remarquèrent pas. Almaz, rouge tomate, dissimulait son visage dans ses bras en essayant de faire abstraction de la conversation… particulière des deux geeks. Etna était bouchée bée. Qui aurait cru qu’un jeu vidéo recélait autant de sous-entendus salaces ? Depuis que Mao et Flonne s’étaient mis à jouer, l’ambiance bon enfant qui régnait jusqu’alors s’était changée en… ils ne savaient pas trop quoi, en fait. Le malaise était perceptible chez les spectateurs de ce spectacle décadent sans le vouloir.

    — Woah, poursuivit Mao, presque essoufflé, quand tu défonces quelqu‘un, tu fais pas semblant !

    Les amis des deux otakus sortirent de la pièce un à un, dégoûtés. Quand il ne resta plus qu‘eux, Mao adressa un clin d’œil à Flonne qui jeta aussitôt son air béat au placard.

    — Enfin seuls…

    .

    Jour 14 : Résidence privée

    Couple : Salvatore la Magnifique x Monsieur Champloo (hétéro)

    La maison de Salvatore ressemblait plus à un hôtel 5 étoiles qu’autre chose. Néanmoins, Champloo ne paraissait pas du tout impressionné par tout ce luxe, à la grande perplexité de la Diez Gentleman : elle aurait espéré que le beau professeur marque un peu plus d’intérêt pour sa demeure.

    Elle lui faisait l’honneur de l’inviter chez lui ! A lui, qui l’avait comprise mieux que personne et qui lui avait ouvert les yeux sur son destin. Elle savait qu’il y avait un lien entre eux depuis cette fois-là. Il pourrait manifester un peu plus de joie, non ?

     Voici ta chambre, lui apprit-elle en ouvrant une porte. La mienne est juste en face. Tu peux venir quand tu veux…

    Saisirait-il la perche ? Si un homme comme lui ne saisissait pas un sous-entendu aussi gros, c’est qu’il n’était pas intéressé. Elle songea sérieusement qu’elle le tuerait s’il loupait sa chance mais Champloo la sortit de ses pensées en s’adossant à l’encadrement de la porte, bras croisés et sourire charmeur aux lèvres.

    — Tu n’avais pas besoin de faire tout ça pour m’entraîner dans ton lit, tu sais… murmura-t-il.

    Salvatore n’attendit pas un instant pour le pousser dans la chambre et refermer la porte derrière eux.

    .

    Jour 15 : Agressive Fish Pedicure

     

    Couple : Mao x Almaz (yaoi)

    Almaz avait les pieds dans l’eau. Mao hurla.

    — Qu’est-ce que tu fous ? !

    Le héros n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il lui arrivait qu’il se faisait attraper par l’écharpe pour être tiré hors de l’eau sans délicatesse. Il atterrit sur le dos, le souffle coupé. Mao le palpa sous toutes les coutures et il se débattit.

    — Arrête ça… ! Qu’est-ce qui te prends ? !

    — Imbécile, tu crois que les poissons d’ici sont aussi inoffensifs que chez toi ?

    Almaz pâlit, comprenant le danger auquel il avait réchappé. Bon sang, il y avait des poissons carnivores même dans des rivières à l’aspect anodin ? ! Mao vérifia qu’il n’avait aucun indésirable sous ses vêtements puis s’allongea sur lui.

    — Si tu avais laissé les poissons me bouffer, dit Almaz, tu aurais été débarrassé de moi.

    Le petit démon fit la moue et le pinça pour se venger.

    — Je vais pas te laisser mourir maintenant, lâcha-t-il. J’ai encore des tas d’expériences à faire sur toi. J’en ai même justement une en tête spécialement adaptée à cette situation.

    — Du genre ?

    — Oh, ronronna presque Mao en lui caressant la mâchoire, je suis sûr que ça va te plaire.


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